Il est vrai que Maggie De Block a donné un fameux coup de pression et fixé une date butoir pour la création de ces réseaux. Mais tout de même, les lignes sont en train de bouger. Au niveau local, les hôpitaux du secteur confessionnel s'apprêtent à s'engager à long terme avec les hôpitaux publics. Ils se rencontrent, se parlent, font des projets.

Les politiciens locaux semblent avoir compris qu'ils ne doivent pas seulement développer les hôpitaux dans lesquels ils siègent mais qu'offrir à leur ville un réseau hospitalier cohérent et performant est un plus. Dans les hôpitaux privés, les directions générales semblent également avoir gagné en autonomie par rapport à leurs actionnaires historiques. En Wallonie, la fédération Unessa a réalisé depuis des mois un long travail de fond pour permettre aux acteurs hospitaliers de définir la composition et certains principes de fonctionnement des sept futurs réseaux.

Les hôpitaux francophones ont été moins rapides que les hôpitaux flamands à se lancer dans la dynamique des réseaux mais, selon plusieurs sources, il semblerait que les discussions sur la gouvernance et les stratégies médicales soient désormais plus abouties au Sud qu'au Nord du pays.

La balle est désormais dans le camp du nouveau gouvernement wallon. Les hôpitaux wallons réclament le fameux décret qui leur permettrait de réunir les hôpitaux privés et publics et de régler les problèmes statutaires. Le temps presse. Dans moins de trois mois, le 1er janvier 2020, les réseaux locorégionaux devront être une réalité.