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Le risque n'est pas seulement encouru pour l'enfant, mais également pour l'ensemble de la collectivité, vaccinée ou non.Les résultats ne sont en effet pas assurés à 100% pour certaines infections; cela dépend de la réponse immunitaire de chaque nouveau-né. La pédiatre souligne encore que les immunités individuelle et de masse peuvent être mises à mal, "comme ça a été le cas avec les récentes épidémies de rougeole en Belgique et en France".Sans juger la décision de l'ONE, Oriane Stevart estime néanmoins que lorsque l'on "contraint des personnes, on obtient moins de résultats que si on leur donne des explications". Elle préconise dès lors que les médecins expliquent aux parents les bienfaits et méfaits des vaccins, les effets bénéfiques de ces derniers ayant été davantage prouvés."Il est tout à fait légitime que les parents aient des craintes, se posent des questions et appréhendent les vaccins", concède-t-elle.En Belgique, seul le vaccin contre la poliomyélite est légalement obligatoire. L'ONE, lui, en impose davantage: polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, haemophilus influenzae de type b (méningite), rougeole, rubéole et oreillons.