Le parti d'extrême gauche suggère que ce modèle, qui trouve sa source en Nouvelle-Zélande, et qui permet un remboursement par la sécurité sociale des médicaments les moins chers - après un appel d'offres public qui pèse sur les prix - rapporterait un demi-milliard d'euros. Ces chiffres ont été validés par le Bureau du plan.

Dans une réaction, pharma.be souligne pour sa part que plusieurs modifications récentes ont déjà permis à la ministre de la Santé, Maggie De Block, d'imposer un système qui renforce considérablement la concurrence par les prix. La coupole explique notamment qu'à l'arrivée d'un médicament générique, la base de remboursement (et donc le prix) peut ainsi baisser d'au moins 53%, voire dans certains cas jusqu'à 64,6%.

Par ailleurs, une définition plus stricte de la notion de "médicament le moins cher", combinée à l'introduction des prix plafonds, engendre une pression permanente sur les prix des médicaments hors brevet, estime-t-elle.

La coupole ajoute que le quota de prescription des médicaments "bon marché" par les médecins a été augmenté. Pour les généralistes, il est désormais fixé à 60%.

Pharma.be conclut en précisant que le secteur des médicaments "a contribué pendant la période gouvernementale actuelle pour un montant de plus de 6 milliards d'euros sous formes de taxes, d'économies et de ristournes". Elle affirme enfin que le modèle kiwi, comme l'a montré l'exemple néerlandais, "est confronté à beaucoup d'indisponibilités de médicaments".