Un manque criant de matériel médical. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université d'Anvers réalisée à la demande de l'Union générale des infirmiers de Belgique. Pour l'enquête, 1.216 infirmiers, aide-soignants et membres du personnel soignant ont été interrogés.

Il en ressort que 18% des sondés affirment ne pas disposer de suffisamment de masques FFP pour pouvoir se protéger de manière optimale, indique Filip Haegdorens de l'Université d'Anvers. " Nous déplorons également une pénurie de tabliers, de visières, de masques chirurgicaux et de gants. "

" En outre, le personnel soignant signale un manque de matériel de base pour les soins. Ce chiffre est nettement supérieur pour les soins à domicile et dans les centres d'hébergement. Le manque d'oxygène a également été avancé par 18% des prestataires actifs dans les centres de soins résidentiels. En outre, 7% des prestataires de soins à domicile signalent une pénurie de médicaments palliatifs ", détaille-t-il.

Vingt-sept pour cent indiquent également ne pas avoir la possibilité de dépister les patients potentiellement infectés. Près de neuf infirmiers sur 10 (87%) disent ne pas être encore prêts à réduire les mesures dans leur environnement de travail et la moitié des infirmiers et aide-soignants n'ont pas confiance dans l'approche adoptée par les autorités pour gérer cette crise.

Le ministre De Backer a réagi dimanche sur ces recherches de l'UAntwerpen: "Ce sont des recherches intéressantes. Si je regarde uniquement les chiffres et les estimations faites pour la crise COVID-19, il ne devait en principe pas y avoir de pénuries. Des recherches comme celle-ci reflètent bien la réalité sur le terrain, sur la ligne de front. C'est une bonne chose pour nous de savoir que quelque fois ils ont encore le sentiment de ne pas avoir suffisamment de MPI. En premier lieu, je voudrais souligner qu'il y a moyen de faire des demandes de livraisons d'urgence pour les prestataires de soins via le SPF Santé publique. Dans la mesure du possible, elles sont effectuées dans les 48 heures. D'ailleurs, nous continuons à approvisionner les prestataires de soins. On reçoit tous les jours des livraisons qu'on répartit et on construit à la fois un stock stratégique."

Collaboration entre l'UAnvers et le gouvernement

Le Pr Filip Haegdorens a souligné de son côté qu'il travaillera "ensemble avec le ministre pour optimiser nos recherches dans les prochains mois afin de pouvoir aider tout le monde". "Cette enquête reflète la perception sur le terrain. Une recommandation importante que j'ai pour le gouvernement, c'est d'investir, ensemble avec les personnes sur le terrain, dans l'éducation sur l'utilisation rationnelle des matériaux de protection."

Le ministre De Backer a assuré prendre ce conseil au sérieux: "Nous investirons davantage sur ce point pour clarifier quel type de matériel il faut utiliser dans quelle situation, en parallèle aux livraisons que nous poursuivons. Ensemble avec l'UAntwerpen, nous optimisons la cartographie de la situation des prestataires de soins sur le terrain. J'espère ainsi pouvoir aider encore mieux nos prestataires de soins dans le précieux travail qu'ils font."

Commandes, arrivages, distribution

Voici le relevé officiel des matériels de protection, selon le décompte du ministre De Backer. Il ne tient pas compte des commandes menées de leur côté par les hôpitaux.

Bilan matériel de protection et de testing

Les derniers jours, une nouvelle distribution de plus de 1,7 million de masques chirurgicaux a eu lieu dans les les hôpitaux, les services ambulanciers, les infirmiers à domicile, les dentistes, les sage-femmes, les centres psychiatriques et les morgues. Au total, plus de 27,5 millions de masques chirurgicaux ont été distribués. Les derniers jours 547.000 masques FFP2 supplémentaires ont été commandés, dont 2,8 millions ont déjà été livrés. En ce qui concerne le matériel de testing, 24.000 écouvillons et 60.000 éprouvettes ont été distribués ces derniers jours.

Testing

Entre le 29 avril et le 4 mai, on a prélevé en moyenne 19.900 tests par jour en Belgique. "Cela fait que nous sommes en tête sur le plan du testing. C'est grâce à la forte augmentation de la capacité de testing qui est pleinement utilisée aujourd'hui. La Belgique est aussi en tête lorsqu'il s'agit de la rapidité avec laquelle notre pays effectue les tests." Fin de la semaine, notre pays était juste derrière les petits pays comme le Luxembourg, la Lituanie, l'Islande, le Danemark et Bahreïn en ce qui concerne le rythme de testing.

Par million d'habitants, la Belgique atteint presque 41.000 tests. "Seuls l'Espagne et le Portugal font mieux avec respectivement 41.332 et 44.132 tests par million d'habitants. Les pays voisins effectuent beaucoup moins de tests : l'Allemagne 30.400, les Pays-Bas 13.768 et la France 16.800 par million d'habitants."

Médicaments

"Actuellement, il n'y a pas de pénurie de matériel. Certains hôpitaux indiquent également ne plus avoir besoin de stock (stratégique) supplémentaire."

Un manque criant de matériel médical. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université d'Anvers réalisée à la demande de l'Union générale des infirmiers de Belgique. Pour l'enquête, 1.216 infirmiers, aide-soignants et membres du personnel soignant ont été interrogés.Il en ressort que 18% des sondés affirment ne pas disposer de suffisamment de masques FFP pour pouvoir se protéger de manière optimale, indique Filip Haegdorens de l'Université d'Anvers. " Nous déplorons également une pénurie de tabliers, de visières, de masques chirurgicaux et de gants. "" En outre, le personnel soignant signale un manque de matériel de base pour les soins. Ce chiffre est nettement supérieur pour les soins à domicile et dans les centres d'hébergement. Le manque d'oxygène a également été avancé par 18% des prestataires actifs dans les centres de soins résidentiels. En outre, 7% des prestataires de soins à domicile signalent une pénurie de médicaments palliatifs ", détaille-t-il.Vingt-sept pour cent indiquent également ne pas avoir la possibilité de dépister les patients potentiellement infectés. Près de neuf infirmiers sur 10 (87%) disent ne pas être encore prêts à réduire les mesures dans leur environnement de travail et la moitié des infirmiers et aide-soignants n'ont pas confiance dans l'approche adoptée par les autorités pour gérer cette crise.Le ministre De Backer a réagi dimanche sur ces recherches de l'UAntwerpen: "Ce sont des recherches intéressantes. Si je regarde uniquement les chiffres et les estimations faites pour la crise COVID-19, il ne devait en principe pas y avoir de pénuries. Des recherches comme celle-ci reflètent bien la réalité sur le terrain, sur la ligne de front. C'est une bonne chose pour nous de savoir que quelque fois ils ont encore le sentiment de ne pas avoir suffisamment de MPI. En premier lieu, je voudrais souligner qu'il y a moyen de faire des demandes de livraisons d'urgence pour les prestataires de soins via le SPF Santé publique. Dans la mesure du possible, elles sont effectuées dans les 48 heures. D'ailleurs, nous continuons à approvisionner les prestataires de soins. On reçoit tous les jours des livraisons qu'on répartit et on construit à la fois un stock stratégique."Le Pr Filip Haegdorens a souligné de son côté qu'il travaillera "ensemble avec le ministre pour optimiser nos recherches dans les prochains mois afin de pouvoir aider tout le monde". "Cette enquête reflète la perception sur le terrain. Une recommandation importante que j'ai pour le gouvernement, c'est d'investir, ensemble avec les personnes sur le terrain, dans l'éducation sur l'utilisation rationnelle des matériaux de protection."Le ministre De Backer a assuré prendre ce conseil au sérieux: "Nous investirons davantage sur ce point pour clarifier quel type de matériel il faut utiliser dans quelle situation, en parallèle aux livraisons que nous poursuivons. Ensemble avec l'UAntwerpen, nous optimisons la cartographie de la situation des prestataires de soins sur le terrain. J'espère ainsi pouvoir aider encore mieux nos prestataires de soins dans le précieux travail qu'ils font."