Nous sommes toujours en pleine pandémie, ce qui signifie que ces patients arrivés avec des symptômes dits grippaux ont souvent dû passer par la case " frottis covid ".

Une fois rassurés par le résultat négatif, il est intéressant de constater que de nombreux patients tiennent à savoir quel virus les a contaminés quand par le passé ils se contentaient du diagnostic de pharyngite, de bronchite. " Si ce n'est pas le Covid, c'est que c'est la grippe docteur ? ". Etonnés de ma réponse négative, ils se demandent alors quel virus a bien pu les toucher, comme s'il n'existait plus que ces deux pathologies.

Il est vrai que nous avons eu une année assez calme l'an dernier en ce qui concerne les viroses saisonnières. Même la grippe n'avait pas réussi à nous inquiéter plus que ça. Nous nous sommes principalement occupés des patients Covid, la prévalence des autres pathologies automnales ayant considérablement diminué grâce aux gestes barrières.

Nouveau variant

Une remarque récurrente est l'interrogation des patients quant au caractère transmissible de leur pathologie. Beaucoup me demandent s'il est normal qu'une grande partie de l'équipe de basket de leur fils est malade, s'il ne s'agit pas là d'un Covid non diagnostiqué, si leur test n'est pas un faux négatif. D'autres se demandent s'il n'y a pas un nouveau variant qui circule car " on a tous mal de gorge et perdu notre voix ça ne peut pas être une coïncidence ! ".

Certains veulent savoir avec exactitude quel virus les a contaminés et sont surpris que je ne fasse pas plus d'examens en ce sens. Il parait clair que notre vision des infections a changé et l'appréhension de nouvelles vagues reste palpable.

Malgré toutes les informations disponibles sur internet et les complots en tout genre, c'est encore chez leur médecin généraliste que les patients posent leurs questions...

Il est vrai que cette rentrée a été surprenante par sa normalité, nous sommes revenus au temps pré-pandémique. Tout cela signifie que les gestes barrières sont moins bien respectés, et la grippe arrivant à grands pas, cela nous inquiète certainement. Mais les hospitalisations ne semblant pas fort augmenter, le taux de vaccination étant de plus en plus rassurant et l'insistance des patients pour la vaccination contre la grippe, font que l'espoir reprend. Se pourrait-il que l'on s'en sorte cet hiver sans reconfiner, sans que les soins intensifs ne soient surchargés ? Arriverons-nous à un stade où les patients covid n'encombreront plus les hôpitaux au point que l'on ne devra plus systématiquement réaliser un frottis au moindre signe de rhume ?

L'avenir nous le dira !

Les viroses sont finalement le signe que la vie reprend son cours, que l'on a déconfiné et que malgré tout nous arrivons à gérer... pour le moment ! Croisons les doigts pour cet hiver, et entre temps réjouissons-nous de l'intérêt des patients pour leurs pathologies et leur santé. Malgré toutes les informations disponibles sur internet et les complots en tout genre, c'est encore chez leur médecin généraliste que les patients posent leurs questions, et je reste persuadée que plus le patient s'intéresse à son état de santé, plus il s'approprie sa maladie et son traitement, plus on augmente ses chances de guérison.

Nous sommes toujours en pleine pandémie, ce qui signifie que ces patients arrivés avec des symptômes dits grippaux ont souvent dû passer par la case " frottis covid ".Une fois rassurés par le résultat négatif, il est intéressant de constater que de nombreux patients tiennent à savoir quel virus les a contaminés quand par le passé ils se contentaient du diagnostic de pharyngite, de bronchite. " Si ce n'est pas le Covid, c'est que c'est la grippe docteur ? ". Etonnés de ma réponse négative, ils se demandent alors quel virus a bien pu les toucher, comme s'il n'existait plus que ces deux pathologies.Il est vrai que nous avons eu une année assez calme l'an dernier en ce qui concerne les viroses saisonnières. Même la grippe n'avait pas réussi à nous inquiéter plus que ça. Nous nous sommes principalement occupés des patients Covid, la prévalence des autres pathologies automnales ayant considérablement diminué grâce aux gestes barrières.Une remarque récurrente est l'interrogation des patients quant au caractère transmissible de leur pathologie. Beaucoup me demandent s'il est normal qu'une grande partie de l'équipe de basket de leur fils est malade, s'il ne s'agit pas là d'un Covid non diagnostiqué, si leur test n'est pas un faux négatif. D'autres se demandent s'il n'y a pas un nouveau variant qui circule car " on a tous mal de gorge et perdu notre voix ça ne peut pas être une coïncidence ! ".Certains veulent savoir avec exactitude quel virus les a contaminés et sont surpris que je ne fasse pas plus d'examens en ce sens. Il parait clair que notre vision des infections a changé et l'appréhension de nouvelles vagues reste palpable.Il est vrai que cette rentrée a été surprenante par sa normalité, nous sommes revenus au temps pré-pandémique. Tout cela signifie que les gestes barrières sont moins bien respectés, et la grippe arrivant à grands pas, cela nous inquiète certainement. Mais les hospitalisations ne semblant pas fort augmenter, le taux de vaccination étant de plus en plus rassurant et l'insistance des patients pour la vaccination contre la grippe, font que l'espoir reprend. Se pourrait-il que l'on s'en sorte cet hiver sans reconfiner, sans que les soins intensifs ne soient surchargés ? Arriverons-nous à un stade où les patients covid n'encombreront plus les hôpitaux au point que l'on ne devra plus systématiquement réaliser un frottis au moindre signe de rhume ?Les viroses sont finalement le signe que la vie reprend son cours, que l'on a déconfiné et que malgré tout nous arrivons à gérer... pour le moment ! Croisons les doigts pour cet hiver, et entre temps réjouissons-nous de l'intérêt des patients pour leurs pathologies et leur santé. Malgré toutes les informations disponibles sur internet et les complots en tout genre, c'est encore chez leur médecin généraliste que les patients posent leurs questions, et je reste persuadée que plus le patient s'intéresse à son état de santé, plus il s'approprie sa maladie et son traitement, plus on augmente ses chances de guérison.