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"Depuis le début des Trajets de Soins, il est prévu que les médecins envoient un certain nombre, d'ailleurs limité, de données. Il a été convenu que ces données devraient être traitées de manière anonyme.Le destinataire en est l'Institut Scientifique de Santé Publique dans un système appelé ACHIL. Jusque-là, tout va bien.L'INAMI propose d'utiliser la plate-forme eHealth pour la transmission. Il faut rappeler que cette plate-forme n'a pas été construite dans la concertation. Il s'agit pourtant des données médicales et les médecins se sentent investis de la responsabilité d'assurer leur confidentialité.Jusqu'à présent, la plate-forme eHealth n'a pas donné les garanties suffisantes et n'a pas gagné la confiance des médecins.Or, il est proposé que ce soit la plate-forme qui anonymise les données en ce qui concerne le patient. Dans un premier temps, comme stipulé dans la lettre que les médecins ont reçue de l'INAMI, la plate-forme eHealth était la seule voie autorisée pour envoyer les données malgré la promesse de l'INAMI d'accepter la voie du Réseau de Santé Wallon (RSW) et Abrumet. Suite aux protestations des médecins, l'INAMI a finalement accepté cette possibilité.Le RSW et Abrumet ont été construits par les médecins et offrent les garanties éthiques nécessaires.Il est parfaitement possible que les données soient anonymisées par un Plug in au niveau du Dossier Médical Informatisé (DMI) et que les données soient envoyées par le médecin lui-même de manière anonyme. Il serait inacceptable, en effet, qu'un système quel qu'il soit, a fortiori de l'INAMI, puisse parcourir le DMI pour en extraire des données. A la limite, si on veut réduire le travail administratif du médecin, on peut envisager un ordre permanent mais il serait inconcevable d'admettre une domiciliation.Abrumet et le RSW s'engagent à le faire mais souhaitent un délai par rapport à la date limite actuelle.Les chambres syndicales francophones recommandent donc aux médecins d'utiliser exclusivement pour l'envoi des données les systèmes Abrumet et RSW.Elles demandent aussi de ne pas perdre de vue que cette voie court-circuite l'INAMI et arrive directement à la Santé Publique. Le système ACHIL [reste] le seul habilité pour analyser les données pour une évaluation de la qualité. Tout autre objectif ne nous paraît actuellement pas acceptable."