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"Le comité est d'avis, compte tenu de la situation épidémiologique, que nous pouvons graduellement passer à la phase 2A avec un ratio de 1/4 pour les USI/non USI... Les hôpitaux n'ont plus besoin de réserver la capacité supplémentaire de 25% de lits de soins intensifs créés dans le cadre de la phase 2B pour la prise en charge des patients Covid. Mais attention : cette capacité doit rester réactivable dans les 48h, pendant encore deux semaines, en cas de résurgence. La suppression progressive des lits HFNO( doté d'une thérapie à haut débit d'oxygène nasal, ndlr) n'est pas liée au phasage, et l'utilisation de ces lits fait partie de l'arsenal thérapeutique de l'hôpital ", indique le Dr Paul Pardon, chief medical officer Belgium, dans la circulaire adressée aux directeurs hospitaliers.Tous les hôpitaux de la province ne pourront repasser en phase 1B qu'avec accord de l'inspecteur fédéral d'hygiène et si tous les hôpitaux de la province sont sous 50 % des lits USI Covid occupés."Pour autant qu'il y ait suffisamment de personnel disponible et après concertation auprès des médecins spécialistes, les hôpitaux sont autorisés à redémarrer les hospitalisations classiques et les activités hospitalières de jour qui ne doivent pas faire appel aux soins intensifs. C'est ce qu'indique la circulaire du comité HTSC en réaction à la lettre ouverte envoyée, ce jeudi, par l'Absym au ministre Frank Vandenbroucke et au commissaire Corona Pedro Facon ", explique Philippe Devos, président du syndicat médical.Le comité HTSC compte sur l'évaluation des médecins chefs et des coordinateurs des plans d'urgence hospitaliers locaux qui, en tenant compte de la situation locale et des possibilités locales, se coordonneront avec les médecins-spécialistes au sein des établissements."Compte tenu de la situation épidémiologique et de la très forte pression qui continue de s'exercer sur la capacité en soins intensifs, il est trop tôt aujourd'hui pour permettre un éventuel redémarrage des activités non-urgentes utilisant les soins intensifs, première étape du plan d'interruption ", précise le comité. "Il doit être très clair que toutes les consultations, examens et interventions urgents et nécessaires doivent se poursuivre (Covid et non-Covid). Toutes les thérapies nécessaires (vitales) en cours (chimiothérapie, dialyse, ....) ou la réadaptation nécessaire doivent également être poursuivies. Les hôpitaux sont des lieux sûrs pour poursuivre ces soins - les soins Covid doivent clairement être séparés des soins réguliers ", rappelle le comité.Par ailleurs, il invite les services sociaux des hôpitaux d'origine et des hôpitaux dans lesquels les patients ont été transférés à coopérer pour promouvoir le retour des patients vers les hôpitaux initiaux, dans la région de résidence du patient, après, par exemple, la sortie des soins intensifs.Dans la circulaire, le Dr Pardon rappelle également aux institutions qu'elles doivent soumettre leur PUH pandémie actualisé à leur cellule communale avant la fin de l'année.L'Absym se réjouit de la réponse rapide du comité HTSC suite à sa lettre ouverte de ce jeudi 26 novembre (lire sur www.journaldumedecin.com). Le syndicat y avait préconisé l'autonomie conditionnelle des hôpitaux. "Les hôpitaux doivent pouvoir individuellement redémarrer toute activité qu'ils jugent redémarrable en accord entre le directeur médical et le conseil médical, à la condition exclusive qu'ils affichent en permanence un nombre minimal de lits disponibles sur l'ICMS (seuil minimal à définir par l'HTSC). Ce seuil minimal permet de garantir que les hôpitaux actuellement sous tension puissent continuer à bénéficier d'une solution de rééquilibrage des patients Covid-19, tout en autorisant la reprise des activités programmées et ce, dans l'intérêt des patients", écrivait jeudi le président de l'Absym. Il a été entendu. Vincent Claes