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"Depuis plusieurs semaines, notre pays est confronté à divers retards d'approvisionnement en vaccins qu'ils proviennent de Pfizer, Moderna ou AstraZenca, et de réduction des quantités de doses initialement prévues. En région bruxelloise, la Commission communautaire commune s'est donc vue contrainte d'adapter son planning de vaccination dans les hôpitaux et de revoir la répartition des vaccins entre les différents groupes-cibles prioritaires", annonce la Cocom. Les autorités souhaitent continuer à donner la priorité aux hôpitaux, et leur attribuera une part importante des vaccins Pfizer attendus. "De plus, la région bruxelloise continuera à vacciner les prestataires de soin de la 1re ligne, en parallèle de la vaccination du personnel hospitalier. Compte tenu de la disponibilité prévue des vaccins, les autres collectivités de soins (par ex. les institutions dans le domaine du handicap, etc.) débuteront le 1er mars. Et ce pour garantir à tous les membres du personnel soignant en contact avec les patients dans les hôpitaux une première injection du vaccin d'ici la première semaine de mars."Pour la Cocom, il est primordial de garantir la disponibilité du nombre de doses de rappel des vaccins pour le personnel des maisons de retraite. Par ailleurs, les 9.300 doses de rappel des vaccins mis à disposition le 18 janvier ont déjà pu être administrées dans les hôpitaux.En parallèle, la Cocom a également distribué la semaine dernière 3.800 autres vaccins Pfizer aux hôpitaux, ce qui porte à 14.200 le nombre total de premiers vaccins distribués aux hôpitaux. Ceux-ci ont dû donner la priorité au groupe A (services des urgences, des soins intensifs et unités Covid-19). "En conséquence, tous les hôpitaux de soins aigus (hôpitaux généraux) sont désormais en mesure de vacciner 35 % de leur personnel en contact avec des patients et près de 100 % du groupe A sont déjà protégés par au moins un premier vaccin. Au cours des prochaines semaines, le plus grand nombre possible de vaccins disponibles sera envoyé aux hôpitaux, y compris aux hôpitaux psychiatriques. Si les livraisons promises se poursuivent, la Cocom sera en mesure de fournir 18.000 vaccins supplémentaires (parmi lesquels des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca) à tous les hôpitaux d'ici la première semaine de mars. Cela permettra aux hôpitaux de vacciner 100% du personnel en contact avec les patients. La moitié d'entre eux auront déjà reçu deux doses."Après les services des urgences, les soins intensifs et les unités Covid-19, les hôpitaux continueront de vacciner les membres du personnel en contact avec des patients à savoir des services de gériatrie, de blocs opératoires, de dialyse, d'hématologie, d'infectiologie, de chimiothérapie et de réadaptation, des plus âgés aux plus jeunes. Chaque hôpital peut choisir les vaccins qu'il administre, à condition que le vaccin AstraZeneca soit recommandé pour les personnes âgées de 55 ans et moins. Le personnel des hôpitaux qui n'est pas en contact avec des patients (5.000 personnes) sera couvert dès que les quantités de vaccin le permettront.Les prestataires de soins de première ligne seront également invités à se rendre dans les centres de vaccination disponibles. "Le centre du Heysel a ouvert ses portes ce jeudi 18 février, avec le vaccin AstraZeneca pour les personnes âgées de 55 ans et moins. Le point de vaccination de Pachéco permet de vacciner les personnes de plus de 55 ans avec le vaccin Moderna. Ce point de vaccination est fonctionnel depuis deux semaines et pourra également être agrandi au besoin. Par la suite, le 1er mars, nous commencerons également à vacciner les autres collectivités de soins. Tous les participants à la phase 1a (les maisons de repos, le personnel des hôpitaux, les prestataires de soins de première ligne, le personnel des autres collectivités de soin ) devraient donc avoir reçu au moins un vaccin d'ici à la mi-mars", annonce la Cocom. "La phase 1b, quant à elle, se concentrera sur les personnes de 65 ans et plus ainsi que sur les citoyens présentant des maladies sous-jacentes et à risque de présenter un Covid-19 sévère. Elle reprendra également les secteurs socio-économiques critiques. Nous travaillons également à des solutions pour amener le vaccin aux patients ne pouvant se déplacer et aux populations précaires comme le sans-abrisme. Cette phase devrait donc débuter à la mi-mars."