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Parmi les prématurés qui survivent, un grand nombre ont des séquelles physiques, neurologiques ou mentales qui peuvent les handicaper toute leur vie, soulignent les auteurs de cette recherche. Selon eux, trois-quarts des nouveau-nés prématurés qui décèdent pourraient survivre avec des soins peu onéreux et des mesures préventives disponibles partout dans le monde. Le rapport, auquel ont participé plus de cent experts représentant près de 40 organisations privées, universités et agences de l'ONU, fait le point sur l'état des connaissances concernant les naissances avant terme, leurs causes et les soins nécessaires. "Naître trop tôt est une cause de mortalité qui est ignorée", déplore le Dr Joy Lawn, directrice de l'organisation privée à but non-lucratif "Global Evidence and Policy for Save the Children" et co-auteur du rapport. "Les naissances prématurées comptent pour près de la moitié de tous les décès de nouveau-nés dans le monde et sont désormais la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans après la pneumonie". Ces nouvelles statistiques mettent en lumière à la fois l'ampleur du problème de santé publique que représentent les naissances prématurées ainsi que les disparités entre les pays. Les onze pays avec un taux de naissances prématurées supérieur à 15% se trouvent, à l'exception de deux, en Afrique sub-saharienne. Ces naissances avant terme comptent aussi pour 11,1% de toutes les naissances dans le monde, dont 60% en Asie du sud et en Afrique sub-saharienne. Dans les nations les plus pauvres, 12% des bébés naissent prématurément --moins de 37 semaines de grossesse-- comparativement à 9% dans les pays avec des revenus plus élevés.