Le rapport est complexe et manque de clarté. Tout comme la situation actuelle. Les priorités du CSS sont d'ailleurs dites " accordéons " car elles peuvent se comprimer ou s'étendre selon les stocks de vaccin à disposition. Une situation complexe à prévoir.

Il n'empêche que le CSS donne un outil aux médecins avec des définitions et critères médicaux précis pour caractériser au mieux les différents groupes cibles, en lien avec les codes ICPC-2 (International Classification of Primary Care, Second edition) de la nomenclature officielle de l'OMS. " À notre connaissance, ce sont les seules recommandations scientifiques officielles au niveau européen qui prennent en compte cet aspect pratique ", se targue le conseil. Cette catégorisation est connue et utilisée dans le DMG. " Elle aidera les soignants à jouer pleinement leur rôle pour répondre aux questions légitimes de leurs patients et participer activement à la campagne de vaccination belge via l'évaluation individuelle de chaque situation clinique. "

Quelles recommandations ?

Le CSS reprend trois catégories de priorité 1A (très élevée). Premièrement, le conseil se base sur les données belges sur la mortalité et donne un premier tableau :

Ensuite, le CSS se base sur les données belges et internationales d'admissions dans les unités de soins intensifs et propose un deuxième tableau :

Le dernier tableau, enfin, mentionne l'hypertension, l'immunodéficience et les maladies rares. Pour tous ces groupes, le CSS souligne qu'au niveau international, " les données sont moins univoques que pour les autres groupes et parfois plus nuancées avec un certain degré d'incertitude. Malgré tout, les experts belges du groupe de travail ont décidé de maintenir ce niveau élevé de priorité. "

L'âge comme déterminant pour les autres catégories

Le Conseil supérieur de la Santé estime qu'hormis les exceptions liées aux priorités 1, " les personnes âgées de 18 à 44 ans présentant une comorbidité ne sont généralement pas plus exposées au risque d'admission aux soins intensifs ou de décès que les personnes âgées de 45 à 65 ans sans comorbidité. Il est donc actuellement plus délicat de faire une distinction nette et statistique avec les données belges actuelles entre les priorités 2 et 3. "

Le détail de ce qui est connu pour ces catégories se trouve dans le tableau ci-dessous.

Autres priorités

Le CSS propose également une classification éthique et sociale de prise en charge de certains publics. Il souligne toutefois qu' " il appartient aux autorités politiques de définir le cadre et les niveaux de priorités pour ces groupes car cela ne relève plus d'une compétence purement scientifique et médicale mais bien d'un débat sociétal plus large ". Le Conseil reste d'avis que les priorités de type éthique devraient commencer avant la vaccination des fonctions "dites" essentielles.

Enfin, certaines situations nécessiteront une évaluation au cas par cas. C'est notamment le cas des femmes enceintes, cas sur lequel le CSS s'était déjà positionné fin janvier (lire ici).

Quid pour les autorités ?

Impossible à synthétiser sans faire de raccourcis hasardeux, les recommandations du CSS sont qualifiées comme étant un " accordéon de priorités " pour un cadre opérationnel non figé. Il faut comprendre par-là que le CSS propose aux autorités compétentes un panel d'options repris dans le rapport CSS-96181. On retiendra le principe " qu'il vaut mieux vacciner en priorité un patient qui ne correspond pas aux critères de priorité proposés plutôt que d'omettre un patient prioritaire ".

Concernant le cadre opérationnel non figé, le CSS explique que " les niveaux de priorités et les exemples de pathologies ne doivent pas être considérés comme des recommandations strictes et figées dans le temps. Ces dernières évolueront en fonction des données disponibles et des différents types de vaccins que la Belgique possède ou va recevoir. Une certaine flexibilité est nécessaire et des modifications peuvent s'opérer au niveau de la Taskforce " Opérationnalisation de la stratégie de vaccination Covid-19 " pour rendre le processus le plus fluide et le plus efficace possible. "

l'avis, dans son intégralité, (css_9618) se trouve sur le site internet du conseil supérieur de la santé : https://www.health.belgium.be/fr/avis-9618-la-priorisation-des-groupes-risque-pour-la-vaccination-contre-le-sars-cov-2-phase-ib.

Une première diffusion malheureuse

Le CSS a également profité de la diffusion du rapport pour en déplorer sa divulgation prématurée (en date du 3 février 2021) " sous une forme non finalisée et extraite de son contexte ". Et d'ajouter : " La reprise souvent maladroite et confuse par certains media d'une telle information parcellaire a suscité incompréhension, questions et inquiétudes non justifiées auprès des soignants et de la population elle-même. La campagne de vaccination belge contre le Covid-19 actuellement menée mérite beaucoup mieux que des effets d'annonce. Plus que jamais, les messages diffusés doivent rester scientifiquement étayés, clairs, accessibles et surtout consensuels. "

Le rapport est complexe et manque de clarté. Tout comme la situation actuelle. Les priorités du CSS sont d'ailleurs dites " accordéons " car elles peuvent se comprimer ou s'étendre selon les stocks de vaccin à disposition. Une situation complexe à prévoir.Il n'empêche que le CSS donne un outil aux médecins avec des définitions et critères médicaux précis pour caractériser au mieux les différents groupes cibles, en lien avec les codes ICPC-2 (International Classification of Primary Care, Second edition) de la nomenclature officielle de l'OMS. " À notre connaissance, ce sont les seules recommandations scientifiques officielles au niveau européen qui prennent en compte cet aspect pratique ", se targue le conseil. Cette catégorisation est connue et utilisée dans le DMG. " Elle aidera les soignants à jouer pleinement leur rôle pour répondre aux questions légitimes de leurs patients et participer activement à la campagne de vaccination belge via l'évaluation individuelle de chaque situation clinique. "Le CSS reprend trois catégories de priorité 1A (très élevée). Premièrement, le conseil se base sur les données belges sur la mortalité et donne un premier tableau :Ensuite, le CSS se base sur les données belges et internationales d'admissions dans les unités de soins intensifs et propose un deuxième tableau :Le dernier tableau, enfin, mentionne l'hypertension, l'immunodéficience et les maladies rares. Pour tous ces groupes, le CSS souligne qu'au niveau international, " les données sont moins univoques que pour les autres groupes et parfois plus nuancées avec un certain degré d'incertitude. Malgré tout, les experts belges du groupe de travail ont décidé de maintenir ce niveau élevé de priorité. "Le Conseil supérieur de la Santé estime qu'hormis les exceptions liées aux priorités 1, " les personnes âgées de 18 à 44 ans présentant une comorbidité ne sont généralement pas plus exposées au risque d'admission aux soins intensifs ou de décès que les personnes âgées de 45 à 65 ans sans comorbidité. Il est donc actuellement plus délicat de faire une distinction nette et statistique avec les données belges actuelles entre les priorités 2 et 3. "Le détail de ce qui est connu pour ces catégories se trouve dans le tableau ci-dessous.Le CSS propose également une classification éthique et sociale de prise en charge de certains publics. Il souligne toutefois qu' " il appartient aux autorités politiques de définir le cadre et les niveaux de priorités pour ces groupes car cela ne relève plus d'une compétence purement scientifique et médicale mais bien d'un débat sociétal plus large ". Le Conseil reste d'avis que les priorités de type éthique devraient commencer avant la vaccination des fonctions "dites" essentielles.Enfin, certaines situations nécessiteront une évaluation au cas par cas. C'est notamment le cas des femmes enceintes, cas sur lequel le CSS s'était déjà positionné fin janvier (lire ici).Impossible à synthétiser sans faire de raccourcis hasardeux, les recommandations du CSS sont qualifiées comme étant un " accordéon de priorités " pour un cadre opérationnel non figé. Il faut comprendre par-là que le CSS propose aux autorités compétentes un panel d'options repris dans le rapport CSS-96181. On retiendra le principe " qu'il vaut mieux vacciner en priorité un patient qui ne correspond pas aux critères de priorité proposés plutôt que d'omettre un patient prioritaire ".Concernant le cadre opérationnel non figé, le CSS explique que " les niveaux de priorités et les exemples de pathologies ne doivent pas être considérés comme des recommandations strictes et figées dans le temps. Ces dernières évolueront en fonction des données disponibles et des différents types de vaccins que la Belgique possède ou va recevoir. Une certaine flexibilité est nécessaire et des modifications peuvent s'opérer au niveau de la Taskforce " Opérationnalisation de la stratégie de vaccination Covid-19 " pour rendre le processus le plus fluide et le plus efficace possible. "l'avis, dans son intégralité, (css_9618) se trouve sur le site internet du conseil supérieur de la santé : https://www.health.belgium.be/fr/avis-9618-la-priorisation-des-groupes-risque-pour-la-vaccination-contre-le-sars-cov-2-phase-ib.