Le commissaire ou intendant à la lutte contre le Covid devra coordonner les politiques. Deux noms sont cités, un " libéral " (Pedro Facon, DG soins de santé du SPF Santé publique et ancien chef cab de Maggie De Block) et un " socialiste ", François Perl, DG Invalidité à l'Inami.

Un Groupe d'experts interdisciplinaire et multidisciplinaire devra élaborer un cadre à long terme.

Le Gouvernement De Croo I veut augmenter la norme de croissance des soins de santé à 2,5% au lieu de 1,5% et réduire les inégalités de santé d'au moins 25% entre les personnes les plus favorisées et les moins favorisées et revenir dans le top 10 européen concernant le nombre d'années de vie en bonne santé. Au total, le gouvernement introduira 1,2 milliard supplémentaire soit +4,5% par rapport au budget existant.

Le gouvernement souhaite que les soins de santé mentale soient traités " de la même manière que les soins de santé somatiques en termes d'accessibilité, de qualité, de proximité et de coût accessible. La priorité ira aussi au remboursement des soins psychologiques fournis par les psychologues cliniciens et les orthopédagogues cliniciens. "

Pour ce qui concerne les hôpitaux, le financement doit être réalisé "dans le cadre d'un budget pluriannuel de manière à ce que les hôpitaux puissent proposer des soins de qualité et accessibles à tous les patients de manière durable ". La croissance des suppléments d'honoraires sera régulée, stabilisée et ensuite diminuée.

La révision du paysage hospitalier sera poursuivie dans la lignée de la réforme De Block. " L'assistance médicale d'urgence sera revue, avec le but de transporter un patient immédiatement vers l'hôpital le plus approprié, et non pas l'hôpital le plus proche. "

La part des médicaments génériques sera augmentée. Le gouvernement analysera la possibilité de rapatrier le développement et la production de médicaments stratégiques et de principes actifs en Belgique et en Europe pour réduire notre dépendance.

La nouvelle majorité veut arriver à une nouvelle structure de l'Etat à partir de 2024 garantissant "une répartition plus homogène et plus efficace" des compétences. Les deux ministres compétents seront chargés de prendre "les contacts nécessaires pour trouver ensemble un soutien parlementaire complémentaire afin d'atteindre les majorités nécessaires", la modification de la Constitution et des lois spéciales de réformes institutionnelles impliquant des majorités particulières.

Une répartition plus homogène sera particulièrement recherchée dans les soins de santé. "L'objectif est de fournir des soins au plus près du patient (entités fédérées) sans affecter le financement solidaire", dit le texte.

Pour les compétences partagées, comme l'emploi ou les soins de santé, le gouvernement fédéral pourrait exercer ses pouvoirs "de manière asymétrique". Il pourrait donc mener une politique différente pour la Flandre, la Wallonie et Bruxelles "afin de répondre aux besoins et dynamiques spécifiques des différentes régions du pays". Cela permettrait d'adapter la politique fédérale à celle des entités fédérées.

L'accord évoque aussi la perspective d'une solution concernant les quotas de médecins, un dossier à l'origine de tensions communautaires depuis des décennies. Désormais, le quota fédéral et les sous-quotas pour les spécialisations fixés par les entités fédérées seraient "harmonisés entre eux". Un mécanisme de responsabilisation serait également prévu en cas de non-respect du quota fédéral.

Avec Belga

Pas de vote sur les propositions de loi IVG, d'abord une étude et une évaluation

Les propositions de loi sur l'avortement en cours d'examen à la Chambre ne seront soumises au vote des députés qu'après une évaluation de la pratique et de la législation actuelle, indique l'accord de gouvernement conclu mercredi par les sept partis de la coalition Vivaldi.

"En ce qui concerne le traitement des propositions de loi sur l'avortement pendantes à la Chambre, il convient de poursuivre leur examen en commission Justice de la Chambre, et - après qu'un comité scientifique multidisciplinaire (désigné par les partis au gouvernement) ait mené une étude et une évaluation de la pratique et de la législation - de continuer les travaux de manière constructive pour qu'un consensus se dégage entre les partis du gouvernement et dans l'attente, de ne pas procéder au vote", indique le texte obtenu par l'agence Belga.

Plus généralement, les partis au gouvernement (le PS, le sp.a, le MR, l'Open Vld, Ecolo, Groen et le CD&V, ndlr) "s'engagent à aboutir à un consensus sur les matières éthiques avec un respect réciproque pour les points de vue de chacun avant de prendre des initiatives législatives dans ces matières", ajoute le texte.

Le CD&V avait fait de ces propositions de loi d'inspiration socialiste et soutenues par les socialistes, des députés libéraux et écologistes, DéFI et PTB - prévoyant de porter à 18 semaines le délai dans lequel une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée, au lieu de 12 semaines actuellement - une question de gouvernement. Belga

Alexander De Croo Premier ministre

Le libéral flamand Alexander De Croo sera le Premier ministre de la coalition Vivaldi, a-t-on confirmé mercredi à bonnes sources. Le vice-Premier Open Vld sortant succèdera à Sophie Wilmès (MR). Le 16 rue de la Loi reste aux mains des libéraux.

Alexander De Croo a fait une carrière fulgurante en politique. Après dix ans en entreprise, il a été propulsé, en tant que fils de "l'éminence grise" Herman De Croo, à la tête de l'Open Vld, sans avoir jamais exercé auparavant un mandat politique. Le jeune président s'est rapidement fait un nom en tant que nouveau-venu ayant fait tomber le gouvernement Leterme II sur l'imbroglio communautaire BHV en 2010.

Alexander De Croo, 44 ans, s'était tenu, durant les trois premières décennies de sa vie, loin de tout mandat politique. Avec un ancien ministre comme père, député depuis 1968, Alexander De Croo a préféré, après ses études d'ingénieur commercial à la VUB, entrer dans le monde de l'entreprise. Il a travaillé jusqu'en 2006 pour The Boston Consulting Group, puis il a rejoint Darts-ip, une entreprise spécialisée dans les droits de propriété intellectuelle.

Mais bon sang ne saurait mentir: en 2009, Alexander De Croo reprend la présidence de l'Open Vld, assurée par intérim par Guy Verhofstadt depuis les mauvais résultats électoraux de cette année-là.

Pendant ce temps, le gouvernement Leterme II sue toujours sur la scission de l'arrondissement de BHV. L'ancien Premier ministre CD&V Jean-Luc Dehaene essaie, à la demande de la majorité, de forger un accord, mais le tout nouveau président de l'Open Vld "retire la prise" le 22 avril 2010 et annonce le retrait de son parti du gouvernement. Conséquence: un gouvernement belge en affaires courantes pour la présidence belge de l'Union européenne et des élections qui déboucheront sur la plus longue formation de gouvernement jamais connue en Belgique.

Quand le gouvernement Di Rupo émerge après plus d'un an et demi de négociations -accord sur BHV et une nouvelle réforme de l'Etat inclus-, Alexander De Croo envoie Annemie Turtelboom et Vincent Van Quickenborne au gouvernement fédéral. Mais Vincent Van Quickenborne ceint l'année suivante l'écharpe maïorale à Courtrai et quitte le gouvernement. C'est Alexander De Croo qui le remplace comme vice-Premier ministre et ministre des Pensions.

Alexander De Croo fait ensuite de bons résultats aux élections de 2014. Il rempile au gouvernement fédéral au sein du gouvernement Michel. Il reste vice-Premier et prend le portefeuille de la Coopération au développement, de l'Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste. En décembre 2018, il devient ministre des Finances à la suite du départ de la N-VA du gouvernement Michel, tout en gardant la Coopération. Il occupe ce poste depuis lors.

Il devient co-formateur de la coalition Vivaldi mercredi dernier.

Alexander De Croo est marié et a deux enfants.

Belga

Le commissaire ou intendant à la lutte contre le Covid devra coordonner les politiques. Deux noms sont cités, un " libéral " (Pedro Facon, DG soins de santé du SPF Santé publique et ancien chef cab de Maggie De Block) et un " socialiste ", François Perl, DG Invalidité à l'Inami.Un Groupe d'experts interdisciplinaire et multidisciplinaire devra élaborer un cadre à long terme.Le Gouvernement De Croo I veut augmenter la norme de croissance des soins de santé à 2,5% au lieu de 1,5% et réduire les inégalités de santé d'au moins 25% entre les personnes les plus favorisées et les moins favorisées et revenir dans le top 10 européen concernant le nombre d'années de vie en bonne santé. Au total, le gouvernement introduira 1,2 milliard supplémentaire soit +4,5% par rapport au budget existant.Le gouvernement souhaite que les soins de santé mentale soient traités " de la même manière que les soins de santé somatiques en termes d'accessibilité, de qualité, de proximité et de coût accessible. La priorité ira aussi au remboursement des soins psychologiques fournis par les psychologues cliniciens et les orthopédagogues cliniciens. "Pour ce qui concerne les hôpitaux, le financement doit être réalisé "dans le cadre d'un budget pluriannuel de manière à ce que les hôpitaux puissent proposer des soins de qualité et accessibles à tous les patients de manière durable ". La croissance des suppléments d'honoraires sera régulée, stabilisée et ensuite diminuée.La révision du paysage hospitalier sera poursuivie dans la lignée de la réforme De Block. " L'assistance médicale d'urgence sera revue, avec le but de transporter un patient immédiatement vers l'hôpital le plus approprié, et non pas l'hôpital le plus proche. "La part des médicaments génériques sera augmentée. Le gouvernement analysera la possibilité de rapatrier le développement et la production de médicaments stratégiques et de principes actifs en Belgique et en Europe pour réduire notre dépendance.La nouvelle majorité veut arriver à une nouvelle structure de l'Etat à partir de 2024 garantissant "une répartition plus homogène et plus efficace" des compétences. Les deux ministres compétents seront chargés de prendre "les contacts nécessaires pour trouver ensemble un soutien parlementaire complémentaire afin d'atteindre les majorités nécessaires", la modification de la Constitution et des lois spéciales de réformes institutionnelles impliquant des majorités particulières.Une répartition plus homogène sera particulièrement recherchée dans les soins de santé. "L'objectif est de fournir des soins au plus près du patient (entités fédérées) sans affecter le financement solidaire", dit le texte.Pour les compétences partagées, comme l'emploi ou les soins de santé, le gouvernement fédéral pourrait exercer ses pouvoirs "de manière asymétrique". Il pourrait donc mener une politique différente pour la Flandre, la Wallonie et Bruxelles "afin de répondre aux besoins et dynamiques spécifiques des différentes régions du pays". Cela permettrait d'adapter la politique fédérale à celle des entités fédérées.L'accord évoque aussi la perspective d'une solution concernant les quotas de médecins, un dossier à l'origine de tensions communautaires depuis des décennies. Désormais, le quota fédéral et les sous-quotas pour les spécialisations fixés par les entités fédérées seraient "harmonisés entre eux". Un mécanisme de responsabilisation serait également prévu en cas de non-respect du quota fédéral.Avec Belga