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"Ce projet permet de toucher un public plus fragilisé, qui se ne rend pas à l'hôpital, et pour lequel les campagnes classiques de dépistages sont inéfficaces ", relève Sophie Pecriaux (PS). Un constat qui avait déjà été réalisé par le Plan wallon de lutte contre la pauvreté rappelle la députée.En Wallonie, 7 relais-santé s'échinent à améliorer l'accès aux soins des personnes en grande précarité et à les ramener vers le réseau des soins traditionnels. À côté de ces relais, citons encore l'initiative ghlinoise Lagardère (voir ci-contre), et, toujours dans le Hainaut, le Médibus de médecins du monde, qui permettent déjà d'effectuer des consultations dans certaines zones en pénurie et toucher un public plus fragilisé. Une subvention de 30.000 euros a par ailleurs été accordée à Médecins du monde pour continuer les consultations mobiles dans la province.Le plan wallon de lutte contre la pauvreté a accouché de deux actions quant à l'accès aux soins de santé préventif : le nouveau test de dépistage du cancer colorectal ainsi que l'évaluation des programmes de dépistage et le développement de stratégies d'approche des personnes précarisées. " Nous avons demandé au Centre communautaire de référence d'établir des stratégies d'approche des personnes fragilisées et de développer un travail de proximité, en complément des campagnes de masse. Les dépistages organisés par le centre de référence sont gratuits (cancer du sein, cancer colorectal, VIH/SIDA et tuberculose) ", rappelle Alda Greoli, ministre wallonne de la Santé.À Bruxelles, rappelons que de pareilles initiatives existent, ou ont existé, notamment par le biais des initiatives des CPAS, de la FAMGB via un livre blanc, du Samusocial ou du QMedical Center, centre médical de première ligne installé un peu plus d'un an seulement - de 2015 à 2016 - dans la station de métro de la Gare centrale.Retour en Wallonie : le Plan de promotion de la santé comportera diverses actions afin d'assurer un accès aux soins préventifs pour tous à l'horizon 2030. Diverses actions sont mises en avant par les spécialistes, notamment de l'École de santé publique de l'ULB mais aussi de l'Aviq. Ceci étant, la ministre met l'accent sur le rôle essentiel de la première ligne, et en particulier des maisons médicales, pour garantir cet accès à la médecine préventive pour tous. " Les maisons médicales constituent une approche de la santé de première ligne absolument nécessaire et indispensable, particulièrement au vu de la situation économique actuelle et du public précarisé. " Et de rappeler que ces structures de soins peuvent bénéficier, outre le financement fédéral, d'un financement régional sur la base d'un agrément en qualité d'Association de santé intégrée (ASI). " Pour pouvoir bénéficier d'un agrément, les candidats doivent répondre à plusieurs critères. Un des critères cible les patients précarisés car il impose à l'ASI d'offrir une accessibilité financière ; c'est-à-dire se faire payer au forfait ou à l'acte selon les tarifs conventionnés, pratiquer le tiers-payant et n'avoir aucune exclusive. "