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Les Mutualités libres constatent que plusieurs mesures prises depuis 2016 ont permis de réduire la durée moyenne de l'incapacité de travail par personne, notamment la date de fin de l'incapacité de travail (au lieu d'une période à durée indéterminée) mentionnée sur les certificats par les médecins.Selon une étude des MLOZ, la durée moyenne de l'incapacité de travail par personne a diminué depuis 2016. " Le nombre total de jours pendant lesquels une personne est en incapacité pendant les 12 mois qui suivent le début de celle-ci a diminué de 10 jours (passant de 134 à 124 jours). Cette diminution s'observe également dans les périodes de 3, 6 et 24 mois après l'entrée en incapacité de travail. Le nombre total de jours d'incapacité a diminué de respectivement 2 jours (de 70 jours à 68 jours), 6 jours (de 101 à 95 jours) et 10 jours (de 167 à 157 jours). "Effet pervers du nouveau système, les médecins doivent prescrire une prolongation plus souvent qu'auparavant puisque le nouveau certificat indique une date de fin. Les Mutualités Libres préconisent dès lors la digitalisation de ces certificats d'incapacité de travail, à l'instar de eAttest. " Ce système faciliterait la vie des affiliés concernés, tout en réduisant la charge administrative des médecins et des mutualités ", commente l'OA.Selon les chiffres de l'Inami, il y avait 438.829 salariés en incapacité de travail primaire et 400.745 salariés en invalidité dans notre pays en 2018. Lors d'un récent colloque organisé par les MLOZ, Xavier Brenez, directeur général, a proposé des pistes (lire jdM n°2604) pour freiner cette évolution : meilleure responsabilisation des employeurs, plus grande collaboration entre les prestataires de soins de santé, révision de certains aspects de la réglementation, etc.