La réforme des PMG (lire notre dernière édition) sera déployée au cours des prochaines années. Trois axes majeurs : "une bonne programmation pour arriver à réaliser une offre de garde qui couvre l'ensemble de la Belgique ; une collaboration entre les services de garde et des partenaires tels que les hôpitaux, le 112, etc. afin de pouvoir fournir les meilleurs soins possibles à tout moment ; des accords clairs sur le fonctionnement sur le terrain, y compris sur les heures d'ouverture, la garde mobile et le financement".

PMG partout dans 4 ans

La ministre compte beaucoup sur le numéro 1733 mais parle toujours au futur concernant les "dispatcheurs médicaux" formés pour orienter les patients vers l'offre de soins "la plus appropriée".

Au niveau programmation, la ministre prévoit la couverture complète du territoire dans un délai de 4 ans ce qui signifie un accès à tous les patients relativement près de chez eux. Tous les PMG seront soient installés à proximité d'un service d'urgence hospitalier soit à tout le moins en collaboration étroite avec celui-ci. Les PMG concluront des accords entre eux sur les services de nuit, la comptabilité, le personnel, etc.

Du point de vue de l'organisation, les heures d'ouverture des postes de garde seront uniformisées dans toute la Belgique. "Au moins un poste de garde restera ouvert la nuit dans chaque partenariat. Au moins une garde mobile sera organisée dans chaque structure de partenariat."

L'organisation et le financement seront évalués régulièrement.

1733 opérationnel cet été

Le 1733 sera déployé dans toute la Belgique seulement en 2020. "Les nouveaux postes de garde de médecine générale devront s'engager à entrer dans le système 1733. Les postes existants dotés de leur propre système de triage passeront progressivement au système 1733. Le système 1733 sera techniquement opérationnel cet été."

Inami et SPF Santé publique collaboreront autour de ce dossier via un groupe "interadministratif" et une plateforme d'orientation composée de représentants du secteur est en cours de création.

Dès 2017, la ministre De Block a présenté les grandes lignes de la réforme au groupe de travail sur les "soins non planifiables". Il est composé de représentants de médecins, des hôpitaux, des organismes assureurs, de l'Inami et du SPF Santé publique.