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Le Dr Lemye ne voit que des avantages aux suppléments d'honoraires :1. Les hôpitaux privés et publics disposent de médecins conventionnés ou pas exerçant ou pas aux tarifs de la convention. 2. L'interdiction des suppléments d'honoraires n'est pas une nécessité pour l'accès aux soins puisque les patients disposent de tous les soins disponibles au tarif de l'accord s'ils le souhaitent. 3. Les suppléments ne sont pas inéthiques puisqu'ils n'attentent pas au libre choix du médecin par le patient seulement d'un médecin en particulier. Et le médecin peut toujours refuser par défaut de compétence. "Refuser des soins en chambre commune ou à deux lits à un patient qui pourrait se permettre de payer des honoraires plus en rapport avec le service rendu et la notoriété du médecin a fait scandale. Mais en quoi est-ce " inéthique " si le patient peut obtenir ces soins sans aucune difficulté auprès d'un autre médecin ou dans une autre clinique ?" 4. Dans l'optique de budgets des soins de santé en baisse, " il paraît incohérent, de la part des pouvoirs publics, de s'en prendre à ce type de sources de financement qui ne leur coûtent rien ; car cela précipitera le recours au rationnement ." 5. Leur montant ne revient qu'en partie aux médecin, " l'autre partie est faite de prélèvements du gestionnaire destinés à équilibrer le budget de l'hôpital, la plupart du temps sous-financé, et à investir dans des technologies nouvelles sans cela inaccessibles. Or, ces technologies serviront à tous, en tout cas, à tous ceux qui en ont besoin, qu'ils paient ou non des suppléments ". 6. Il y de nombreux garde-fous aux dérapages que pourraient provoquer la médecine à l'acte ; la médecine forfaitaire n'a pas prouvé sa maîtrise des dépenses. 7. " Pourquoi se priver d'une bouée de sauvetage ou d'une valve de sécurité ? Sans doute l'Etat veut-il conserver un monopole des soins de santé ? Toute privatisation est jugée inacceptable (sauf quand elle est pratiquée par les mutuelles elles-mêmes). Or, il ne s'agit pas de privatiser la sécurité sociale mais seulement ce qu'elle est incapable de financer et notamment les suppléments d'honoraires (assurés dans 90% des cas). " 8. Le rôle des assureurs privés n'est pas de fixer les honoraires ; ils sont de toute manière demandeurs d'offrir une couverture aux gens qui peuvent se le permettre.