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En mars dernier, un projet pilote de tests salivaires a été lancé pour le personnel de l'éducation sous la direction du Pr Herman Goossens de l'Université d'Anvers et président de la Taskforce Testing du Commissariat Corona. " Pour ce projet, les enseignants et autres membres du personnel éducatif des écoles participantes effectuent, chaque matin, un test salivaire à leur domicile. L'échantillon est ensuite livré aux laboratoires le jour-même pour analyse. Dans le courant de la soirée, les membres du personnel reçoivent le résultat du test. En parallèle au testing salivaire, une étude a également été menée afin de mesurer l'impact des tests sur le comportement, le bien-être et la vitalité (enthousiasme et dynamisme) du personnel enseignant. Cette étude a été supervisée par le Pr Maarten Vansteenkiste de l'Université de Gand. "L'objectif de ce projet est de prévenir les épidémies ou de détecter les clusters et la contamination dans les écoles et " d'apporter un sentiment de sécurité et un soutien moral au personnel éducatif, renforçant ainsi leur vitalité et leur bien-être mental ".Quatre laboratoires de la plate-forme de testing fédérale ont participé au projet pilote : KU-Leuven: pour la région de Diest, UZA pour la région d'Anvers, UZGent pour la région de Courtrai et ULiège pour la Fédération Wallonie-Bruxelles.Environ 3.600 enseignants ont été invités au projet, répartis dans 40 écoles en Flandre et dans 20 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Au total, 62% du personnel enseignant invité a effectivement participé." L'utilisation du formulaire web et le prélèvement de la salive se sont déroulés de manière très fluide ", selon le Pr Goossens. " Au cours des trois premières semaines du projet pilote (du 1er au 21 mars), 24 cas positifs (soit 0,3 %) ont été identifiés (sur base de 6.636 prélèvements). De plus, depuis le début du projet et malgré le nombre relativement faible d'écoles participantes, des clusters ont été découverts: 1 cluster en Wallonie et 1 cluster à Bruxelles. "D'une évaluation faite dans 56 écoles auprès de 1.194 participants, il ressort de la comparaison avec un groupe témoin de 241 personnes que " l'utilisation de tests salivaires permet, dans une certaine mesure, de réduire le sentiment de peur de contamination sans que cela ne s'accompagne d'une diminution du sentiment de risque ".Enfin, " cette étude montre que l'utilisation de tests salivaires n'entraîne pas nécessairement une diminution du respect des mesures sanitaires ". Ceux-ci doivent toutefois être utilisés pour se protéger les uns des autres et non pour augmenter leur propre liberté, estime le Pr Vansteenkiste, qui a coordonné le volet motivation de l'enquête.Le prélèvement salivaire et la détection du virus Sras-Cov-2 via l'analyse PCR présentent de nombreux avantages, selon le gouvernement : " Le prélèvement est très sensible, de sorte qu'un prélèvement hebdomadaire suffit, il est moins traumatisant que les écouvillons et il peut être facilement suivi via un formulaire web (...) Son principal inconvénient est qu'il doit être réalisé en laboratoire, ce qui nécessite un flux logistique important (...) "Pedro Facon, Commissaire Corona conclut que son Commissariat " apportera un soutien maximal aux ministres compétents pour opérationnaliser cette stratégie de testing [salivaire] ".