Le supplément pourra toutefois toujours être demandé si le patient n'a pas d'ordonnance sauf si le pharmacien en décide autrement, pour un médicament urgent mais non remboursé (enfant fébrile par exemple).

S'il n'y a pas d'urgence, pour un médicament " de confort ", il n'est toujours pas recommandé d'aller dans une pharmacie le dimanche ou en soirée...

Pour Maggie De Block, c'est win-win pour les pharmaciens et les patients. " Le supplément que les pharmaciens peuvent réclamer dans certains cas sera désormais remplacé par un honoraire de disponibilité. Il s'agit d'un montant fixe qui sera octroyé aux pharmaciens pour le service de garde, complété par un montant par ordonnance. Les pharmaciens de garde n'ont parfois aucun client pendant la nuit et ils ne reçoivent alors aucune compensation. Ce ne sera bientôt plus le cas ", conclut la ministre De Block.

La mesure a été approuvée en Conseil des ministres et entrera en vigueur encore cette année.

Notre confrère Le Pharmacien qui avait annoncé la nouvelle en mars expliquait que cette compensation de permanence, qu'un patient se présente ou non, doit s'élever à 65 euros. Lieven Zwaenepoel, porte-parole de l'APB expliquait qu'il s'agit d'un glissement de budget neutre. " Ceci n'est pas une mesure rentable pour les pharmaciens au niveau financier, et la valeur ajoutée pour le patient reste limitée ".

Auparavant, en effet, en cas de médicament sur prescription, le supplément de garde était pris en charge par la mutuelle.