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"Nous regrettons que le patient et le médecin ne soient pas plus écoutés", déclare Christine Vanormelingen, porte-parole de pharma.be. "Les pharmaciens seront obligés de délivrer l'antibiotique le moins cher et seule une procédure administrative très lourde permettra d'effectuer un autre choix. C'est un système au détriment du patient puisque ces changements vont générer une certaine confusion", regrette pharma.be.L'association critique des mesures tournées vers le court terme et dont la priorité est de réaliser des économies "au détriment d'un système de soins de santé qualitatif".Pharma.be déplore aussi le manque de communication de l'Inami quant à l'application de ces mesures. "La mise en vigueur sera difficile dans ces conditions", poursuit Christine Vanormelingen.Cependant, pharma.be admet que la concurrence induite par ces mesures auront probablement tendance à faire baisser le prix des médicaments, "même si les antibiotiques sont les médicaments dont le prix a le plus diminué ces dernières années".A partir du 1er mai, les pharmaciens seront dans l'obligation de délivrer l'un des antibiotiques les moins chers sauf certaines conditions, a annoncé l'Inami mardi après-midi. Ces mesures s'inscrivent dans le plan d'économies 2012 de la ministre fédérale de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS).