...

En 2011, la Belgique comptait en moyenne un médecin pour 485 habitants, mais les écarts entre provinces wallonnes sont importants (un médecin pour 294 personnes en Brabant wallon et 590 en province de Luxembourg). La situation est semblable pour les vétérinaires."Le nombre de médecins est en recul régulier de quelque 1% par an et le nombre de vétérinaires en trop légère augmentation (moins de 1%), alors qu'on dépasse les 4% de hausse pour l'ensemble des professions libérales", souligne l'Unplib.L'abolition [de fait] du numerus clausus en médecine en 2008 était nécessaire, estime encore l'Union, mais les résultats ne seront visibles qu'en 2015. En ce qui concerne les vétérinaires, un plafond de 30% de non-résidents a été instauré en 2006, faisant passer le nombre d'étudiants belges de 248 à 920 en 2010/2011. "Mais il faut aussi attendre quelques années avant que le réservoir de diplômés se remplisse à nouveau", précise l'Unplib. L'union juge "pas assez attractives" les deux professions en pénurie. "Le travail est lourd, les risques élevés, les obligations administratives nombreuses et la rémunération relativement modeste au regard de l'investissement personnel."L'Unplib et l'Union professionnelle vétérinaire (UPV) appellent les autorités à revaloriser l'acte intellectuel des médecins et des vétérinaires, à reconnaître et faciliter le travail en association, et enfin à intensifier une politique d'incitants à l'installation en zones rurales.