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L'Absym a examiné le Cadastre des médecins généralistes actifs en Région Wallonne publié en avril 2017 par le Dr Dominique Dubourg, du Conseil de stratégie et de prospective de l'Aviq (Agence pour une vie de qualité). Il débouche sur un constat évident de pénuries de MG en Région wallonne, malgré les faiblesses concédées par le rapport lui-même. En particulier, la pyramide des âges des MG wallons plaide en ce sens. Mais "l'âge moyen chez les hommes étant de 56,8 ans et de 46,3 ans chez les femmes, soit une moyenne d'âge de 52,8 ans - est la conséquence de plusieurs décennies de refus de la part des facultés francophones de médecine de reconnaître la profession de médecin généraliste comme une spécialité médicale importante".La MG est donc restée une spécialité de relégation en Belgique francophone comme dans la majorité des Etats-membres de l'Union européenne. Au sein de l'Union européenne des médecins omnipraticiens (Uemo), l'Absym plaide, comme elle le fait depuis de nombreuses années, "pour la reconnaissance de la médecine générale en tant que spécialité médicale à part entière". Si l'Absym se targue d'avoir revaloriser de 70% en 12 ans les revenus des MG, elle attend des Facultés de médecine qu'elles en fassent de même pour la formation."Des médecins flamands diplômés l'année académique passée, 41% ont opté pour la médecine générale. Parmi les francophones, seuls 27% ont fait ce choix. Cette différence est la principale cause de la pénurie de généralistes constatée. Les facultés francophones de médecine doivent faire preuve de davantage de respect envers cette discipline" et former davantage de spécialistes en médecine générale.Les Facultés doivent également mieux informer les étudiants des aides à l'installation et au fonctionnement d'un cabinet de MG qui existent désormais au niveau des Régions (Impulseo, etc.).