Si, pour l'heure, il n'existe pas de recensement national des hospitalisations en pédopsychiatrie à l'instar de ce qu'il se produit aux soins intensifs, les professionnels du secteur sont formels : la "vague psychologique" tant redoutée est bel est bien là. Les chefs des unités de pédopsychiatrie évoquent un accroissement des demandes de l'ordre de 40 % minimum pour les seuls troubles alimentaires.

"Tous les secteurs sont désormais saturés, aussi bien les urgences que les consultations en ambulatoires et les services d'hospitalisation", s'inquiète Gaëlle Orban, cheffe du service de pédopsychiatrie au CHR de la Citadelle.

A l'hôpital Erasme, la pédopsychiatre Marie Delhaye en fait le triste constat chaque jour : "Nous recevons habituellement quatre patients avec des troubles alimentaires. Désormais ils sont douze pour 20 lits seulement".

Même bilan encore à l'hôpital universitaire Reine Fabiola qui prend en charge des enfants de 8 à 13 ans. "L'anorexie est pourtant assez rare dans cette tranche d'âge".

L'émergence de l'anorexie est multifactorielle. Mais la crise sanitaire semble avoir agi comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase. "Le terrain est fragilisé à cause de l'isolement social et des mesures sanitaires imposés aux jeunes depuis un an " indique Sophie Maes, cheffe de service de l'unité de pédopsychiatrie au Domaine, à Braine-l'Alleud. "A cet âge, les pairs sont essentiels, vitaux même. Les adolescents ne trouvent plus de sens à leur existence. Ils se disent dégoûtés de la vie et quand vous êtes dégoûtés, vous ne mangez plus?".

Belga

Si, pour l'heure, il n'existe pas de recensement national des hospitalisations en pédopsychiatrie à l'instar de ce qu'il se produit aux soins intensifs, les professionnels du secteur sont formels : la "vague psychologique" tant redoutée est bel est bien là. Les chefs des unités de pédopsychiatrie évoquent un accroissement des demandes de l'ordre de 40 % minimum pour les seuls troubles alimentaires. "Tous les secteurs sont désormais saturés, aussi bien les urgences que les consultations en ambulatoires et les services d'hospitalisation", s'inquiète Gaëlle Orban, cheffe du service de pédopsychiatrie au CHR de la Citadelle. A l'hôpital Erasme, la pédopsychiatre Marie Delhaye en fait le triste constat chaque jour : "Nous recevons habituellement quatre patients avec des troubles alimentaires. Désormais ils sont douze pour 20 lits seulement". Même bilan encore à l'hôpital universitaire Reine Fabiola qui prend en charge des enfants de 8 à 13 ans. "L'anorexie est pourtant assez rare dans cette tranche d'âge". L'émergence de l'anorexie est multifactorielle. Mais la crise sanitaire semble avoir agi comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase. "Le terrain est fragilisé à cause de l'isolement social et des mesures sanitaires imposés aux jeunes depuis un an " indique Sophie Maes, cheffe de service de l'unité de pédopsychiatrie au Domaine, à Braine-l'Alleud. "A cet âge, les pairs sont essentiels, vitaux même. Les adolescents ne trouvent plus de sens à leur existence. Ils se disent dégoûtés de la vie et quand vous êtes dégoûtés, vous ne mangez plus?".Belga