Son laboratoire fut certes l'un des premiers à mettre au point un sérum contre le Covid, mais le sexagénaire doit désormais en défendre, depuis l'Australie, la sûreté et l'efficacité.

Sous la houlette de ce passionné de chevaux, âgé de 61 ans, AstraZeneca, groupe anglo-suédois peu connu jusqu'alors pour ses vaccins, est devenu un nom de la pharmacie mondialement célèbre.

Mais ce qui aurait pu faire la gloire du laboratoire s'est transformé en imbroglio politico-juridique: multiples retards de production et livraison en Europe, questionnements sur son efficacité pour les plus de 65 ans, puis suspension des injections à la suite de caillots sanguins douteux.

Loué pour sa combativité par certains de ses collaborateurs, il se retrouve à assurer la défense de son groupe depuis Sydney où il vit l'essentiel du temps, tout en menant une autre offensive: le rachat de la biotech américaine Alexion, spécialiste des traitements contre les maladies rares, pour 39 milliards de dollars, annoncée en décembre.

C'est tout juste arrivé en Australie pour passer Noël avec sa famille, enfermé en quarantaine dans un hôtel de Sydney, qu'il avait fini les préparatifs pour l'accord avec Alexion.

"Est-ce que tout a été parfait? Non", se défendait Soriot à propos de son combat contre le Covid, lors d'une conférence téléphonique en février. Mais il ajoutait que le groupe avait mis au point "un vaccin qui apporte une protection de 100% contre les formes les plus sévères de maladies" générées par le virus.

"Pas un observateur ou un commentateur"

Dans un entretien fin décembre au quotidien The Times, il s'énervait contre les critiques en embuscade: "je suis dans la partie, pas un observateur ou un commentateur".

Cet homme aux cheveux bruns, lèvres fines et menton carré, qui a pris la tête de l'anglo-suédois en 2012 n'en est pas à sa première bataille de grande envergure: il a notamment déjoué un assaut de son concurrent Pfizer - le premier à avoir mis au point un vaccin anti-Covid, associé au laboratoire allemand BioNTech.

En 2014, le numéro un mondial de la pharmacie avait tenté d'avaler AstraZeneca pour 69 milliards de livres, en vain.

Pascal Soriot avait notamment réussi à jouer sur la corde sensible au Royaume-Uni en affirmant que si Pfizer rachetait son groupe, le développement de nouveaux traitements contre le cancer en souffriraient, avec des vies à la clé.

Ce diplômé de l'école vétérinaire de Maison Alfort et titulaire d'un MBA d'HEC, originaire d'une famille modeste de Picardie, est entré dans l'industrie pharmaceutique dans les années 80.

En Australie, il avait passé des années en tant que commercial pour le laboratoire français Roussel Uclaf, absorbé par le groupe pharmaceutique allemand Hoechst qui devient en 1995 Hoechst Marion Roussel.

Pascal Soriot en devient le Directeur général en 1996, avant de déménager au Japon en 1997. Au gré des fusions, le groupe finit par faire partie du géant Sanofi.

Il rejoint ensuite l'entreprise pharmaceutique suisse Roche en 2006. De 2009 à 2010, il dirige Genentech, rachetée en totalité en 2009 par Roche après une OPA hostile, avant d'être débauché pour prendre la tête d'AstraZeneca en 2012.

Belga

Son laboratoire fut certes l'un des premiers à mettre au point un sérum contre le Covid, mais le sexagénaire doit désormais en défendre, depuis l'Australie, la sûreté et l'efficacité. Sous la houlette de ce passionné de chevaux, âgé de 61 ans, AstraZeneca, groupe anglo-suédois peu connu jusqu'alors pour ses vaccins, est devenu un nom de la pharmacie mondialement célèbre. Mais ce qui aurait pu faire la gloire du laboratoire s'est transformé en imbroglio politico-juridique: multiples retards de production et livraison en Europe, questionnements sur son efficacité pour les plus de 65 ans, puis suspension des injections à la suite de caillots sanguins douteux. Loué pour sa combativité par certains de ses collaborateurs, il se retrouve à assurer la défense de son groupe depuis Sydney où il vit l'essentiel du temps, tout en menant une autre offensive: le rachat de la biotech américaine Alexion, spécialiste des traitements contre les maladies rares, pour 39 milliards de dollars, annoncée en décembre. C'est tout juste arrivé en Australie pour passer Noël avec sa famille, enfermé en quarantaine dans un hôtel de Sydney, qu'il avait fini les préparatifs pour l'accord avec Alexion. "Est-ce que tout a été parfait? Non", se défendait Soriot à propos de son combat contre le Covid, lors d'une conférence téléphonique en février. Mais il ajoutait que le groupe avait mis au point "un vaccin qui apporte une protection de 100% contre les formes les plus sévères de maladies" générées par le virus. Dans un entretien fin décembre au quotidien The Times, il s'énervait contre les critiques en embuscade: "je suis dans la partie, pas un observateur ou un commentateur". Cet homme aux cheveux bruns, lèvres fines et menton carré, qui a pris la tête de l'anglo-suédois en 2012 n'en est pas à sa première bataille de grande envergure: il a notamment déjoué un assaut de son concurrent Pfizer - le premier à avoir mis au point un vaccin anti-Covid, associé au laboratoire allemand BioNTech. En 2014, le numéro un mondial de la pharmacie avait tenté d'avaler AstraZeneca pour 69 milliards de livres, en vain. Pascal Soriot avait notamment réussi à jouer sur la corde sensible au Royaume-Uni en affirmant que si Pfizer rachetait son groupe, le développement de nouveaux traitements contre le cancer en souffriraient, avec des vies à la clé. Ce diplômé de l'école vétérinaire de Maison Alfort et titulaire d'un MBA d'HEC, originaire d'une famille modeste de Picardie, est entré dans l'industrie pharmaceutique dans les années 80. En Australie, il avait passé des années en tant que commercial pour le laboratoire français Roussel Uclaf, absorbé par le groupe pharmaceutique allemand Hoechst qui devient en 1995 Hoechst Marion Roussel. Pascal Soriot en devient le Directeur général en 1996, avant de déménager au Japon en 1997. Au gré des fusions, le groupe finit par faire partie du géant Sanofi. Il rejoint ensuite l'entreprise pharmaceutique suisse Roche en 2006. De 2009 à 2010, il dirige Genentech, rachetée en totalité en 2009 par Roche après une OPA hostile, avant d'être débauché pour prendre la tête d'AstraZeneca en 2012.Belga