En 2006, l'Inami a introduit un numéro de nomenclature pour le passeport diabète. En 2016, il a été remplacé par un " modèle de soins " pour le suivi des patients atteints de diabète de type 2 aussi parfois appelé " prétrajet diabète ".

Afin d'inclure son patient dans ce modèle de soins, le médecin généraliste doit prendre en charge le DMG du patient - ce qui était déjà le cas avec le passeport diabète. Dans ce cas, le patient a droit au remboursement d'une consultation avec un nutritionniste et d'une consultation avec un podologue si le médecin généraliste le prescrit.

Depuis mai 2018, le patient a également droit à une " éducation au diabète " sous certaines conditions.

20 euros

Les honoraires en espèces du médecin pour le diabète ont été arrondis à 20 euros. Pour ce faire, le médecin généraliste doit aussi conserver un certain nombre de données dans le DMG du patient : tension artérielle, indice de masse corporelle, HbA1c, créatinine sérique,... et les transmettre à healthdata.be. Le médecin généraliste doit également consigner dans le dossier les objectifs convenus avec le patient.

L'Inami misait apparemment sur un grand succès pour ce dispositif, avec 335 000 nouvelles prestations. A cet effet, il avait mis de côté un montant de 6,7 millions d'euros pour le remboursement des médecins.

Mais les médecins généralistes et les patients en ont décidé autrement. En 2015, il y avait 46.565 passeports diabète. En 2016, 52 682 "suivis" ont été lancés. En 2018, ils étaient 59 414.

Un petit pas en avant, mais pas, et de loin, la barre des 300.000 que l'Inami s'était fixée.

Le budget réservé est resté largement inutilisé. En 2018, 1,215 million d'euros ont été consacrés aux honoraires des médecins.

L'Inami a donc ajusté le budget pour ce modèle de soins en 2019 et l'a réduit de 1,444 million d'euros...