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Il s'agit, selon Domus Medica, d'une nouvelle défaillance majeure de la plateforme e-Health. La panne du système de santé en ligne signifie que les médecins généralistes vont devoir prester des heures de travail administratif supplémentaire. "À une époque où les médecins généralistes doivent gérer une épidémie de grippe naissante, surveiller une épidémie de coronavirus et, dans l'intervalle, maintenir tous les patients atteints de maladies chroniques en aussi bonne santé que possible, c'est inacceptable", a réagi l'association flamande. Domus Medica affirme que le gouvernement est réticent à aborder un problème structurel dans son soutien au numérique. "Un gouvernement qui s'engage dans la numérisation des soins de santé doit avant tout veiller à ce que ce système de santé en ligne soit un système performant", a ajouté l'association. Domus Medica demande au gouvernement de résoudre les problèmes immédiatement."Nous sommes évidemment mécontents. je partage tout à fait le point de vue de Domus Medica", réagit le Dr Thomas Orban, président de la SSMG, qui a l'habitude de renseigner chaque panne de la plateforme eHealth sur Twitter. "Cela nous complique la vie. Il faut passer de l'électronique au papier, avec des patients qui s'attendent à avoir certaines commodités, notamment au niveau du paiement électronique...Ce matin, on ne savait rien faire, même pas une mise à jour de DMG. C'est un manque à gagner pour les généralistes."Le Dr Orban pointe le manque d'écoute du cabinet De Block. "Soit ils sont sourds, soit ils s'en foutent. Mais avec le temps, j'ai tendance à penser qu'il y a un peu des deux." Et le médecin d'étayer son propos par deux remarques. "Premièrement, il faut rappeler que des médecins généralistes quittent la profession car la ministre impose un calendrier informatique telle une locomotive sans regarder derrière elle. Et donc sans tenir compte de l'avis des généralistes. Ce qui déforce la médecine générale qui a pourtant besoin de main d'oeuvre. Deuxièmement, la ministre n'a pas assez pris en compte le bien-être des soignants. Trop is te veel."Qu'attendre, donc, dans ces circonstances, des instances politiques? "Nous voulons simplement une meilleure gouvernance d'eHealth sur le plan national", rétorque Thomas Orban. Une rencontre est prévue entre la SSMG et Frank Robben, administrateur général de la plateforme eHealth, d'ici mars pour "enfin faire avancer le dossier".