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Le pacte est un ensemble d'accords unique en Europe. La ministre De Block a signé le pacte aujourd'hui, le 27 juillet 2015, conjointement avec les représentants des deux plus grosses organisations coupoles de l'industrie pharmaceutique : Catherine Rutten, CEO de pharma.be et Joris Van Assche, Administrateur délégué de Febelgen." Je veux que nos citoyens, leurs enfants et leurs petits-enfants aient accès aux traitements et aux médicaments les plus récents ", insiste la ministre de la Santé. " Cela signifie que nous devons continuer à investir dans la qualité de nos soins de santé mais que parallèlement à cela, nous devons garder un oeil sur la soutenabilité du système. Je veux en outre également renforcer l'industrie pharmaceutique de notre pays. La Belgique est numéro un en Europe en matière de recherches cliniques pour les médicaments innovants, et numéro deux à l'échelle mondiale. Nous devons garder cette position unique. "Le pacte comporte 4 volets : accessibilité, croissance et innovation, déontologie, stabilité et prévisibilité budgétaire. Une meilleure accessibilité pour le patient L'objectif principal est que les patients bénéficient d'un accès plus rapide et de meilleure qualité aux thérapies innovantes. Grâce à une modification législative, l'innovation sera accessible aux patients touchés 2 mois plus tôt qu'actuellement.Si des études ont été faites à un autre niveau, international par exemple, et que les garanties nécessaires pour la sécurité existent, le travail ne devra pas être effectué à nouveau. Cela doit raccourcir la commercialisation d'un nouveau médicament.La facture des médicaments pour les patients baisse aussi : le secteur public et l'industrie élaborent ensemble une série de mesures structurelles en 2015 afin de rendre ces médicaments (originaux et génériques) 24 millions moins chers pour le patient. Ce montant augmente annuellement; en 2018, les patients épargneront déjà presque 60 millions sur leurs médicaments. Un cadre pour l'industrie " La Belgique doit continuer d'innover pour rester dans le top européen de la recherche clinique ", explique Maggie De Block. Pour ce faire, le secteur public a créé une situation budgétaire stable, prévisible et solide, au sein de laquelle le secteur pharmaceutique peut mieux planifier sa recherche et son développement.Un groupe de travail va se pencher sur le prix d'achat des médicaments. Ce prix doit être aussi transparent que possible et prendre en compte tant les investissements dans la recherche que le coût de production.Il est essentiel que la Belgique puisse rester le chef de file européen en matière d'essais cliniques. Il devient plus facile de trouver des patients, en simplifiant les procédures et par exemple en couplant les registres où la vie privée des patients est respectée au maximum. Des mesures déontologiques " L'intérêt du patient doit prévaloir ", insiste la ministre. Le secteur public et l'industrie se dotent en outre de nouvelles mesures vers plus de transparence entre le milieu pharmaceutique et les travailleurs du secteur, via notamment la plateforme be.transparent.be.Tous les résultats des essais cliniques sont rendus publics, même s'ils sont négatifs ou défavorables. Une situation win-win patient - industrie Le gouvernement prévoit 350 millions d'euros dégagés annuellement entre 2015 et 2018 via des réformes structurelles. Via ces économies, le gouvernement peut accorder à l'industrie une réduction d'impôt de 13% sur son chiffre d'affaires. C'est un signal positif immédiat envers le secteur qui occupe pour l'instant 35.000 jobs dans notre pays et représente 13% des exportations.Pour le patient, c'est le patent cliff qui sera intéressant. Dès qu'un médicament n'est plus sous brevet, le prix baisse. Jusqu'à présent, le prix baissait avec des réductions successives. Désormais, la réduction sera plus drastique et se fera en une fois.