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La prescription électronique est déjà la règle aujourd'hui. Dans des cas exceptionnels seulement, une prescription sur papier reste possible. Par exemple, lorsque le médecin rend visite au patient à son domicile. Même les médecins qui avaient 64 ans au 1er janvier 2020 peuvent encore prescrire sur papier. Cela ne changera pas.Mais la "dématérialisation" - terme lourd de sens pour désigner la prescription sans papier dans le langage de l'Inami - sera possible à partir du 15 septembre 2021. C'est-à-dire que, par défaut, les médecins continueront à délivrer une preuve de prescription sur papier. Mais le patient peut indiquer que cela n'est pas nécessaire.Le médecin peut alors, au lieu d'imprimer la preuve de la prescription, la remettre au patient sous forme numérique.En outre, d'ici septembre, des applications seront mises à la disposition des citoyens, qui leur permettront de gérer leurs ordonnances en déplacement et de les montrer au pharmacien.Le patient peut ensuite remettre le reçu papier au pharmacien ou montrer l'ordonnance numérique sur son smartphone ou sa tablette. Le pharmacien scanne le code-barres à chaque fois.Mais cela aussi sera facultatif. En principe, il suffit que le patient ait son eID sur lui pour récupérer ses médicaments.Le pharmacien lit alors l'eID pour retrouver l'ordonnance du patient dans Recip-e. La lecture n'est nécessaire qu'une fois tous les 15 mois. Ensuite, il suffit que le pharmacien dispose du numéro de registre national du patient - par exemple dans le dossier pharmaceutique du patient - pour recueillir et exécuter l'ordonnance.Pour être clair : aucune ordonnance électronique n'est chargée sur l'eID. Ceux-ci sont stockés par Recip-e. L'eID n'est nécessaire que pour identifier le patient.Le pharmacien peut également remettre le médicament à un membre de la famille ou à un représentant, mais le patient doit d'abord le mandater à cet effet.En même temps, l'Inami veut limiter à un seul le nombre de médicaments par ordonnance. Il s'agit de simplifier la mise en oeuvre du schéma thérapeutique : ainsi, une "ligne" du schéma thérapeutique correspond à un médicament.L'un des objectifs du projet Vidis de l'Inami est d'utiliser le schéma de médication pour rendre la prescription de médicaments plus efficace et plus transparente.Les médecins pourront aussi plus facilement établir plusieurs ordonnances pour le même médicament en même temps, qui ne diffèrent que par leur date de validité.Avec le DMI des médecins généralistes, il sera également possible d'imprimer différentes prescriptions de médicaments sur une feuille A4.Enfin, il y aura une liste d'exceptions de médicaments qui doivent être prescrits ensemble comme un seul traitement : ils peuvent être inclus sur une seule ordonnance, et sur une seule ligne dans le schéma thérapeutique.Les logiciels utilisés par les médecins pourront utiliser cette liste automatiquement.