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Au nom du groupe Ecolo-Groen, Muriel Gerkens annonce dans les colonnes de La Libre Belgique le prochain dépôt à la Chambre d'une proposition de résolution mettant un terme aux quotas Inami. Pour la députée liégeoise, toute la politique de santé doit être revue, en redonnant un rôle central à la prévention et aux prestataires de première ligne.Elle suggère dès lors de partir des besoins de la population d'un territoire donné pour déterminer le nombre de médecins qui pourront y exercer. Pour ce faire, Ecolo recommande la création de commissions subrégionales organisées sur la base de zones de soins. Chacune de ces sous-commissions serait chargée de découper le territoire en zones de médecine générale de 5 à 15.000 habitants, d'évaluer les besoins dans chacune de ces zones à la fois en soins pré¬ventifs, curatifs et palliatifs.Ces données seront alors croisées avec le cadastre de l'activité réelle des professionnels de la santé que le SPF est en train d'élaborer. Il conviendra de déterminer dans ce cadastre le ou les lieux de prestations (cabinet privé, hôpital, maisons de repos, centre de planning familial...). Organisation pourrie par les socialistes Muriel Gerkens accuse à l'occasion le PS d'avoir laissé pourrir le dossier du numerus clausus alors qu'il était au pouvoir tant au fédéral, avec Rudy Demotte puis Laurette Onkelinx à la Santé, qu'à la Communauté, avec Jean-Claude Marcourt en charge des universités.L'actuelle présidente écolo de la Commission parlementaire de la santé partage néanmoins un point commun avec les socialistes, elle n'apprécie pas l'idée d'un examen d'entrée. Selon Muriel Gerkens, partout où un tel filtre a été mis en place, on déplore un manque de médecins. Même en Flandre.Or, avec le système que les Verts proposent décrit les disponibilités des métiers et des zones. Les étudiants devraient alors idéalement suivre le cursus en fonction des besoins en soins de santé de la population.