Après audition du président de la commission de planification de l'offre médicale, les ministres ont convenu de demander au SPF Santé publique d'élaborer une nouvelle proposition de protocole de contingentement en tenant davantage compte de la réalité de terrain en Wallonie et à Bruxelles, où plusieurs communes font face à des pénuries de médecins.

"Le fait que le SPF ait été chargé de faire une nouvelle proposition est une bonne chose. C'est une ouverture au dialogue. On sort d'un blocage intégral entre francophones et le fédéral", saluait lundi soir le porte-parole de la ministre wallonne de la Santé, Alda Greoli (cdH).

Plusieurs réunions techniques sont d'ores et déjà programmées. Les ministres de la CIM Santé devraient, eux, se retrouver en mars prochain.

Interrogé par Belga, le ministre francophone de l'Enseignement supérieur (responsable pour la formation des médecins en Fédération Wallonie-Bruxelles, ndlr) Jean-Claude Marcourt (PS) a exprimé lundi le souhait de pouvoir parvenir à un accord avec le fédéral dans ce dossier.

"Les francophones ne demandent pas de passe-droits. Ils demandent juste à être respectés. Le respect pour les étudiants en cours de formation mais aussi pour la qualité des soins de santé."

Fin janvier, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block avait remis le feu au dossier explosif des numéros Inami en réaffirmant sa volonté de s'en tenir, côté francophone, à la délivrance de l'attestation de contingentement correspondant au quota fédéral, sans tenir compte des éventuels étudiants surnuméraires. La ministre estime que le filtre mis en place du côté francophone au début des études n'est pas efficace.

"Je souhaite toujours trouver une solution pour les étudiants", a fait savoir Mme De Block à l'issue de la réunion de lundi. "Ils ne peuvent pas être pris en otage. Je veux cependant que les accords passés soient respectés", a-t-elle ajouté.