Il s'agit d'informer les patients sur les possibilités offertes par les médicaments biologiques pour traiter certaines maladies graves et chroniques, telles que le diabète, les maladies auto-immunes et les cancers.

Les médicaments biologiques sont composés d'une substance active produite à partir d'organismes vivants, comme des cellules ou tissus vivants, expliquent l'AFMPS et l'Inami. Les biosimilaires, fabriqués "de manière à être hautement similaires à un médicament biologique déjà approuvé", sont donc tout autant de qualité, sûrs et efficaces que le médicament biologique de référence.

Lorsqu'un médicament biosimilaire est mis sur le marché, cela entraîne une baisse de prix et de la base du remboursement de ce biosimilaire et du médicament de référence, ce qui représente des économies pour le système des soins de santé, pouvant atteindre 30%. Et qui permet donc aussi de rembourser davantage de médicaments innovants

Les médecins doivent donc aussi être sensibilisés car ils jouent "un rôle déterminant en tant que prescripteurs". "Il est important que les médecins prescrivent plus souvent un médicament biosimilaire: c'est un médicament qui a le même effet que le médicament d'origine mais dont le coût de production est beaucoup plus bas. Ainsi, nous maîtrisons les dépenses et pouvons investir dans de nouvelles solutions innovantes pour le patient", souligne la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block.

Outre cette campagne, un monitoring des prescriptions des biosimilaires est aussi prévu, ou encore un incitant pour les médecins qui prescrivent des anti-inflammatoires biosimilaires en dehors de l'hôpital dans le cadre d'un projet pilote.