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Depuis mercredi, les médecins de la commune liégeoise de Saint-Nicolas n'effectuent plus aucune visite de nuit. Cette décision fait suite aux deux agressions survenues coup sur coup dans la commune, mais également à un courrier émanant du chef de la zone de police de Ans et Saint-Nicolas, André Jamers, ancien commissaire de police de Ans.Le commissaire divisionnaire s'inquiète dans un avis du 8 février adressé à la FLAMG qu'un médecin assure la garde de soirée, de nuit et de weekend sur un territoire couvrant plusieurs communes, qui font elles-mêmes partie de plusieurs zones de police." Nous vivons dans un monde où les agressions et vols avec violences restent au centre des préoccupations des services de police ", explique l'intéressé, chiffres à l'appui." Les moyens dont disposent les zones de police sont loin d'être illimités. " À Ans et Saint Nicolas, deux patrouilles mobiles de deux policiers couvrent l'entièreté du territoire pour une population de 50.000 habitants. " J'éprouve donc quelques craintes à l'idée de ne pouvoir assurer la sécurité d'un praticien de garde qui serait en difficulté. "" Nous ne vivons plus dans un monde de 'Bisounours' ", surenchérit André Jamers, rappelant que l'Ocam a ramené à 3 le niveau de la menace. " Nul doute qu'une analyse plus pointue de la situation globale s'impose afin de prévoir des mesures destinées à renforcer la sécurité des praticiens ", conclut le chef de zone, quelque peu résigné.La FLAMG a réagi, et réclame la suppression de l'obligation de se déplacer et la suppression de la garde de nuit.