Il propose de faire passer le nombre de ministres francophones et bicommunautaires en charge de la santé de six à deux. En soi, l'idée est bonne. Il est grand temps de donner une plus grande lisibilité aux politiques sanitaires pour les prestataires et les citoyens. Est-ce normal que les " mesures supplémentaires " prises mardi lors du Conseil national de sécurité pour le coronavirus soient différentes en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie ? Les habitants des différentes régions sont-ils différents à ce point?

L'idée de Georges-Louis Bouchez est de transférer les compétences en santé des ministres régionaux bruxellois et wallons à deux ministres de la Santé, un pour la Communauté française et à un pour la Communauté germanophone. Ce qui permettrait donc de réduire le nombre de ministres de neuf à quatre. " Il faut avoir le sens de la mesure et surtout de l'argent public ", argumente le président du MR. N'est-ce pas pour lui également une manière d'amadouer l'intraitable CD&V qui lors des négociations en coulisse pour la formation d'un gouvernement fédéral réclame, entre autres, de communautariser les soins de santé ? Que deviennent Bruxellois dans ce modèle communautaire ? Devraient-ils, comme pour l'enseignement, choisir d'appartenir à la Communauté flamande ou à la Communauté française ? Ces réflexions font peu de cas de l'existence, depuis 1989, de la Région bruxelloise et de son identité multiculturelle.

Il propose de faire passer le nombre de ministres francophones et bicommunautaires en charge de la santé de six à deux. En soi, l'idée est bonne. Il est grand temps de donner une plus grande lisibilité aux politiques sanitaires pour les prestataires et les citoyens. Est-ce normal que les " mesures supplémentaires " prises mardi lors du Conseil national de sécurité pour le coronavirus soient différentes en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie ? Les habitants des différentes régions sont-ils différents à ce point?L'idée de Georges-Louis Bouchez est de transférer les compétences en santé des ministres régionaux bruxellois et wallons à deux ministres de la Santé, un pour la Communauté française et à un pour la Communauté germanophone. Ce qui permettrait donc de réduire le nombre de ministres de neuf à quatre. " Il faut avoir le sens de la mesure et surtout de l'argent public ", argumente le président du MR. N'est-ce pas pour lui également une manière d'amadouer l'intraitable CD&V qui lors des négociations en coulisse pour la formation d'un gouvernement fédéral réclame, entre autres, de communautariser les soins de santé ? Que deviennent Bruxellois dans ce modèle communautaire ? Devraient-ils, comme pour l'enseignement, choisir d'appartenir à la Communauté flamande ou à la Communauté française ? Ces réflexions font peu de cas de l'existence, depuis 1989, de la Région bruxelloise et de son identité multiculturelle.