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Les chercheurs de Cincinnati (Ohio) ont recruté 53 enfants, âgés de 5 à 18 ans, qui ont subi une opération chirurgicale lourde impliquant une anesthésie générale avant l'âge de quatre ans, ainsi que 53 autres enfants de même profil qui n'ont jamais été anesthésiés. Aucun d'eux n'avait d'antécédents de maladie neurologique ou psychologique et n'avait subi de lésion cérébrale traumatique. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a été utilisée pour analyser les structures du cerveau des enfants. Plusieurs tests servant à mesurer leur quotient intellectuel (QI) et leur développement linguistique ont été réalisés. Les anesthésistes ont constaté que les scores au niveau de la compréhension orale et du QI étaient statistiquement plus faibles chez les enfants ayant été anesthésiés. Pour le QI, cela équivaudrait à une perte de 5 à 6 points. Le Dr Loepke invite à interpréter ces résultats avec précaution, insistant sur le fait que le lien de cause à effet n'est pas totalement avéré. En effet, les retards pourraient être liés à la maladie qui a justifié l'intervention chirurgicale, ou à des conditions d'apprentissage rendues plus difficiles suite à la maladie.