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Sur 70 pays, la Belgique occupe le 12&è;me rang. Il est étonnant de constater que notre pays se situe devant l'Espagne (95 exposants) ou encore le Japon (96). Mais il y a encore du pain sur la planche avant de rattraper les Pays-Bas (115), la France (239) et l'Italie (341).Premièrement particularité de la Belgique : le pavillon national est divisé en trois parties, l'Awex (Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers) pour la Wallonie, le Fit (Flanders Investment & Trade) pour la Flandre et Brussels Invest & Export pour Bruxelles. Difficile de s'y retrouver pour les investisseurs étrangers. " C'est vrai ", nous confirme l'un des exposants francophones. " Mais au final, l'organisation est excellente. Et que ce soit aux pavillons flamands, bruxellois ou wallons, il y a une dimension collective belge qui règne. " Une impression confirmée par Ghislain Breydel, Project manager export promotion spécialisé en santé pour Brussels Invest & Export. " Nous avons par exemple organisé une 'Beglian happy hour' où toutes les entreprises belges présentes dans le pavillon international ont participé à une heure de réseautage autour de bières spéciales belges. " Difficile malgré tout d'oublier les tensions actuelles, certains visiteurs et même certains exposants ayant en tête les attentats de Paris, " fomentés en Belgique. " " La présence policière est d'ailleurs plus importante que les autres années ", nous confie le représentant d'un stand belge. Une homogénéité dans le profil entrepreneurial Les exposants belges, wallons, flamands, et bruxellois, partagent des similitudes flagrantes. Premièrement, ils sont tous là depuis quelques années. " On vient surtout ici pour réseauter, c'est aussi une excellente occasion de rencontrer des distributeurs, des collaborateurs avec qui on travaille déjà. On tente de démarcher, évidemment, mais ce n'est pas l'unique but. "Une autre constante, c'est justement de fournir des distributeurs plutôt que de s'adresser directement à l'hôpital voire au médecin. " Effectivement, je m'occupe d'une entreprise qui fait des prothèses à partir d'un matériau qui chauffe à différentes températures ", explique un entrepreneur flamand. " Je vends des produits aux spécialistes orthopédiques, aux hôpitaux, mais également à de plus grands fournisseurs. Mais ici, ce ne sont pas les spécialistes qui se ruent, ou les responsables hospitaliers, mais plutôt les réseaux de distribution. "Enfin, dernière similitude : la majorité des entreprises belges font leur chiffre d'affaires en dehors de la Belgique. " Je fais 2 à 3% de mon chiffre d'affaires en Belgique. Le reste, c'est à l'étranger ", explique un fabriquant de pansement alimentaire flamand. Il n'empêche que certaines autres entreprises vendent exclusivement en Belgique, et c'est justement l'occasion pour elles de voir ailleurs. " Mais les coûts de fabrication bloquent parfois les décideurs ", confie un fabriquant de pèse-personnes multifonctionnels dédiés au milieu hospitalier. Une hétérogénéité dans l'offre proposée L'avantage offert par l'Awex, le Fit, ou Brussels Invest & Export, est que le stand est moins cher. " Je paye 2.400 euros pour une parcelle respectable ", nous indique un entrepreneur bruxellois. " C'est moins cher que sur d'autres salons. J'ai été à Paris récemment, et j'ai dû débourser 9.000 euros pour un très petit stand. En plus, il n'y avait aucun matériel à disposition, alors qu'ici, les départements régionaux ont déjà prévu le matériel. Il suffisait de customiser notre emplacement. "L'inconvénient, c'est que le hall international n'avait pas de spécificité, a contrario des autres halls, notamment celui dédié au diagnostic où la forte présence belge était beaucoup plus homogène. " C'est vrai que c'est un salon fourre-tout ", explique Ghislain Breydel. " Mais je pense que tout le monde y trouve son compte. Sinon, les exposants ne reviendraient pas d'année en année. Les visiteurs qui se baladent dans le hall international savent ce qu'ils cherchent. "Ceci explique pourquoi certains préfèrent se passer des services proposés par les organes régionaux pour se retrouver dans des halls spécifiques au marché qu'ils entendent viser. Le diagnostic, atout maître de la Belgique en 2015 Au-delà du pavillon belge présent dans le hall international, deux autres carrés étaient estampillés " made in Belgium ". L'un exposait dans le hall dédié à la physiothérapie et aux techniques orthopédiques tandis que l'autre, d'une belle dimension, était spécialisé dans le diagnostic.Une vingtaine d'exposants étaient présents pour démontrer le savoir-faire belge dans ce domaine. Certains, pleins de bagout, présentent " la dernière révolution en matière de diagnostic ", par exemple avec un système basé sur la réaction en chaîne par polymérase permettant de diagnostiquer un cancer en moins de deux minutes, le tout avec un dispositif connecté, bien entendu. Découvrez l'album photo sur notre page facebook