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D'autres médecins, Ignace Demeyer, de l'hôpital Onze Lieve Vrouw d'Alost, et Kevin Vereecken, du Stuivenberg à Anvers, ont corroboré les dires de Luc Beaucourt. Contactés par Belga, ceux-ci ont notamment précisé que "B-Fast est le 'projet prestige' de ce fonctionnaire". Les trois médecins ne renvoient pas seulement à la récente opération au Népal, mais aussi à d'autres catastrophes pour lesquelles B-Fast est intervenue, comme en Iran en 2003 et Haïti en 2010."Je pense que nous devons une fois oser nous pencher sur l'organisation de B-Fast", insiste Luc Beaucourt au micro de VTM. "Je suis pour que cette structure s'organise entièrement au sein de l'armée. (...) Celle-ci est d'ailleurs la seule en Belgique à disposer d'un hôpital de campagne décemment équipé.""Luc le dit à sa manière, mais il a raison", a réagi mercredi Ignace Demeyer, médecin à Alost. "Le fonctionnaire en question n'est pas compétent et a obtenu ce poste uniquement via le soutien de politiques qui l'ont nommé". Demeyer estime également que le ministère de la Défense devrait prendre la direction de B-Fast. "Ils ont des médecins urgentistes bien formés et des tentes adaptées. Dans d'autres pays, comme la France, l'aide post-catastrophe est une tâche confiée à l'armée.""Je ne peux pas tolérer qu'un fonctionnaire du SPF Santé publique soit montré du doigt et qu'il soit allégué que des erreurs ont été commises lors de la mission de B-Fast au Népal", a indiqué mercredi la ministre de la Santé publique Maggie De Block, par le biais de sa porte-parole.Selon la ministre, tous les départements concernés (Santé publique, Défense, Affaires intérieures et étrangères) doivent analyser la mission menée au Népal afin d'en tirer des leçons. Mais un seul fonctionnaire d'un département ne peut être le bouc émissaire de cette affaire, estime-t-elle."Selon nos informations, le fonctionnaire concerné s'est consacré à B-fast 24h sur 24 et est également un responsable opérationnel passionné par la lutte contre EBola", note Els Cleemput, porte-parole de la ministre. Selon la ministre, la critique est facile et les reproches émis par les médecins seraient dus à un conflit d'égos.