La ministre wallonne de la Santé, Alda Greoli (CDH) s'en réjouit. " On sort d'un blocage intégral entre francophones et le fédéral ". Maggie De Block ne fait aucun commentaire.

Une nouvelle fois, on revient de loin dans ce dossier sans solution. C'est une tragédie grecque : deux ou trois légitimités s'affrontent.

D'une part, pour le Fédéral, le compte n'y est pas : l'examen d'entrée, pourtant d'excellente facture, fait entrer deux fois trop d'impétrants (dans un rapport de 1.000 à 500 environ même si, après avoir jeté du lest, ils ne seraient " que " 735 en 2025).

Pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, les pénuries de MG se font sentir dans plusieurs dizaines de communes. On continue d'importer des médecins belges ou étrangers formés hors de la Belgique. S'ils sont ressortissants de l'Union européenne, il n'y a tout simplement rien à faire. Des Belges sont empêchés d'embrasser la médecine à cause de cette importation. Les Français sur les bancs de nos facultés rentreront chez eux et ne rempliront pas les cadres.

La Flandre ne bougera pas niveau quota. À moins de scinder la sécu et décider de nos propres quotas mais cela nous condamne à nous passer des recettes flamandes à la sécu belge. Impayable.

Des solutions existent : réajuster les sous-quotas entre spécialités en pléthore et celles en pénurie. Poursuivre la hausse des sous-quotas de MG. Débarrasser les spécialistes de compétences propres aux MG. Alléger le travail des MG en sous-traitant aux infirmières, informatiser les pratiques... L'imagination au pouvoir...

En attendant, la tempête s'est calmée cette semaine. L'aube se révèle moins sanglante. On croise les doigts pour qu'enfin nos étudiants quittent ce climat de peur permanente...

Ce magnifique métier mérite mieux.