La FCC rappelle que les modifications contenues dans l'arrêté De Block avaient comme objectif une réorganisation des instruments de dépistage " afin d'avoir un coût efficacité optimal et d'éviter des examens dont l'utilité n'est pas démontrée ".

Certaines situations demeurent, quoi qu'on dise, hors-réglementation : les femmes à risque moyen et sans symptôme, avant 45 ans (très peu de cas de cancers) ou après 74 ans. " Rien ne prouve à ce jour que multiplier les examens pour ces femmes apporte un bénéfice. On sait par contre que cela risque de leur générer des effets non désirables, tels que : examens complémentaires inutiles, surdiagnostic et donc surtraitement, une angoisse certaine , voire des cancers radio-induits, d'autant plus que les femmes plus jeunes sont plus radiosensibles. "

La FCC appelle de ses voeux de nouvelles recherches " pour tenter de définir le dépistage le plus adéquat en fonction du profil de risque de la personne. Là se situe le vrai défi. Une étude internationale est en train de se mettre en place , l'étude My Pebs (My Personal Breast Screening), avec la participation de la Belgique (institut Bordet avec le très probable soutien de la Fondation), la France, l'Italie, l'Angleterre et Israël ".

L'objectif est de définir 4 niveaux de risque de développer un cancer du sein et pour chaque niveau de proposer une stratégie de dépistage spécifique.

" Au terme des 4 ans que durera cette étude, on pourra comparer l'efficacité des deux approches, soit celle du dépistage systématique de 50 à 69 ans par mammotest tous les 2 ans, soit une approche ciblée. "

En fonction des résultats, cette étude devrait faire évoluer les recommandations internationales qui sont actuellement suivies au sein du programme.