"Il est incompréhensible que de telles mesures n'aient jusque-là fait l'objet d'aucune concertation avec le plus grand syndicat de médecins du pays. Nous espérons rapidement être invités à une concertation en la matière et nous tenons disponibles dans cette perspective", précise l'ABSyM.

La suppression du ticket modérateur en première ligne va à elle seule coûter déjà plus de 700 millions d'euros (cf. rapports d'audit permanents 2018 de l'INAMI), calcule-t-on alors que un patient avec DMG ne paie déjà plus que 1 euro de TM si le MG est conventionné.

Quant à la proposition consistant à supprimer les suppléments d'honoraires dans les hôpitaux, "pour bon nombre d'établissements hospitaliers, une telle interdiction représenterait une catastrophe financière. À l'heure actuelle, presque 1 hôpital sur 3 au total est d'ailleurs déficitaire (32%) (analyse MAHA du 9 octobre 2019)". Victimes d'un sous-financement structurel permanent, les hôpitaux comptent de plus en plus sur les suppléments d'honoraires des médecins pour survivre, ceux-ci concourant à hauteur de 41,2% du budget hospitalier.

Enfin, l'Absym rappelle que "supplément" signifie différence entre tarifs Inami et honoraires librement demandés par des médecins profession libérale. Le tarif social Inami est l'équivalent du Pro Deo pour les avocats, calcule l'Absym.