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"Il est clair que l'on atteint les limites d'un système. Les économies passées ont été tant bien que mal absorbées par les hôpitaux qui n'ont plus la capacité de faire des efforts supplémentaires", commente Pierre Smiets, directeur général d'Unessa. Et de pointer les 250 millions d'économies qui pèsent sur le secteur hospitalier en 2017. "Le système de financement et ses contraintes pèsent sur le terrain et la situation devient difficile, constate Unessa. De manière générale, les durées de séjour diminuent et les soins s'intensifient. À encadrement de personnel égal, la pression et la charge de travail augmentent dans les services hospitaliers. Les besoins continuent à croître mais les moyens ne suivent pas. La question se pose pour demain : pourra-t-on encore garantir une qualité et une sécurité suffisantes au chevet du patient?"À l'instar des fédérations santhea et Gibbis, lire notre dernière édition, Unessa réclame un cadre stable et prévisible et plaide pour l'élaboration d'un pacte à long terme en faveur du secteur hospitalier. "Il devrait offrir au secteur la perspective d'un été plus serein. Au risque de nouvelles applications de la loi Renault, pour des hôpitaux du pays cette fois!"On le sait, Maggie De Block aime les pactes. Son cabinet en a déjà élaboré plusieurs avec l'industrie du médicament, celle du matériel médical et les mutuelles. Il lui reste, si elle en a envie, 2 ans pour en élaborer un avec les hôpitaux.