En Belgique, 130.000 travailleurs salariés et 5.600 indépendants sont confrontés à des affections mentales pendant plus d'une année. Toutefois, il n'existe pas de diagnostic officiel pour le burn-out. Alors, qu'est-ce qui le différencie du stress ou de la dépression, par exemple?

"L'épuisement émotionnel et le lien avec le travail sont des éléments clés pour définir le burn-out", souligne-t-on sur le site, qui s'attache à définir la maladie. La professeure en psychologie du travail Isabelle Hansez, de l'ULiège, et le psychiatre Dirk De Wachter, de la KU Leuven, ont notamment participé aux témoignages livrés sous forme de vidéos. Des cadres et des travailleurs eux-mêmes confrontés au burn-out s'y expriment également.

L'outil s'articule ensuite en cinq onglets pour "prévenir" le burn-out, le "reconnaître", "se reconstruire" et gérer "l'après burn-out". Enfin, il aiguille les travailleurs -salariés comme indépendants-, les proches et les employeurs vers "qui s'adresser". Le site propose en outre un trajet de navigation spécifique pour les prestataires de soins.

"L'objectif de la campagne est (...) de permettre d'orienter les gens vers les bonnes instances en vue d'obtenir du soutien", commente Maggie De Block. "Il faut parvenir à concilier d'une part les obligations et les facteurs de risque et, d'autre part, les ressources qui vous donnent de l'énergie. Le tout, c'est de trouver le bon équilibre."