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Avant qu'une firme pharmaceutique puisse mettre un nouveau médicament sur le marché, elle doit réaliser une série d'études cliniques pour tester celui-ci sur un grand nombre de patients et prouver qu'il est à la fois sûr et efficace. Mais pour les médecins et l'assurance maladie, ces études ne répondent pas nécessairement à toutes les questions. Il est également important de déterminer s'il est plus efficace que les traitements existants, a expliqué lundi le cabinet de Mme De Block, selon laquelle il serait donc intéressant de pouvoir comparer des médicaments entre eux, ou avec des traitements non-médicamenteux (modifications du style de vie, intervention chirurgicale, psychothérapie).La ministre De Block vient de charger le KCE de mettre sur pied un tel programme d'études cliniques. Les premiers sujets d'études seront sélectionnés avant l'été 2016. Tant les autorités que les cliniciens ou les chercheurs pourront faire des propositions dans le cadre d'un appel public coordonné par le KCE."Nous voulons réaliser des études que les firmes pharmaceutiques ne font pas mais qui peuvent nous apporter de précieuses informations sur l'effet d'un médicament ou d'un dispositif médical. Par exemple, pour un patient qui a trop de cholestérol, quelle est la meilleure solution: adapter son style de vie en mangeant plus équilibré et moins gras, et en faisant plus de sport? Ou prendre une statine? ", a commenté la ministre.Pour le Dr Frank Hulstaert (KCE), "il va de soi que, pendant cette phase de démarrage, on ne pourra financer qu'un nombre limité d'études. Le comité de sélection sera surtout sensible à la possibilité d'impact immédiat sur les pratiques cliniques et sur le gain d'efficience pour les soins de santé".