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Pour Maggie De Block, " il ressort clairement des nombreuses discussions que les entités fédérées doivent faire le premier pas: il faut instaurer un système effectif qui garantit qu'à partir de 2015 le nombre d'étudiants qui entament la formation n'excède plus le nombre maximum d'étudiants qui pourront être diplômés. L'afflux excessif d'étudiants doit cesser. "La deuxième partie de la solution à court terme est la suivante : " les doyens francophones délivreront de nouveau toutes les attestations de stage nécessaires aux étudiants de 4e année, comme la réglementation les y autorise. "Le surnombre d'étudiants, francophones et néerlandophones, qui ont été formés précédemment, " devra être déduit du nombre d'étudiants qui seront formés au cours des prochaines années. En d'autres termes, nous voulons bien sûr prendre nos responsabilités et faire notre possible pour que le bain ne déborde plus, mais les entités fédérées doivent tout d'abord fermer les robinets. "En parallèle, la ministre s'engage à veiller à ce que ses administrations accordent la priorité au cadastre complet et dynamique. " Ce cadastre offrira à la Commission de planification une base solide pour prendre des décisions à long terme en connaissance de cause sur les futurs quotas de médecins et de dentistes. "Les étudiants n'ont pas tardé à réagir, rappelant leur opposition à un examen d'entrée pour le choix d'une sélection à la fin de la 1ère année. Le conseil de la jeunesse et le Cium regrettent la solution du lissage négatif qui prélève sur les cohortes 2021-2030 les numéros nécessaires aux étudiants d'aujourd'hui. Ce lissage met en péril les années futures qui risquent aussi de connaître des pénuries.Le Dr Lechien rappelle que " le lissage négatif consiste à prélever 'à l'avance' des numéros Inami sur les quotas post-2020, lesquels seront fixés prochainement par la commission de planification, pour les distribuer aux étudiants en cours de cursus actuellement lorsqu'ils seront diplômés. Un tel lissage implique donc une ponction des Inami des futures promotions d'étudiants qui disposeront donc de moins de numéros Inami. Ceci implique que pendant une décennie (2021-2030), la Fédération Wallonie-Bruxelles formera beaucoup moins de médecins et dentistes que ce qui est prévu par les quotas et nécessaire pour la population. "Le ministre Marcourt a fait savoir via son porte-parole qu'il "réfléchissait" aux propositions de la ministre. Et pose à son tour des conditions : évacuer le numerus clausus bête et brutal au profit d'un cadastre souple et intelligent. Ceci permettra "de revoir le système opaque actuel des quotas INAMI qui ne repose plus sur une réalité objective".Cette réserve laisse donc peser un doute puissant sur la résolution du problème.