On doit l'initiative à un trio de choc, composé de deux journalistes, Martin Buxant (L'Echo et RTL-TVI) et Joan Condijts (L'Echo), et un homme d'affaire, Boris Portnoy, fondateur de la société de production KNTV. Un mélange qui a réussi à pas mal de médias, pensons à l'Obs aux destinées duquel veillaient le multi-millionnaire Claude Perdriel et Jean Daniel. Alors que la date officielle de la chaîne est fixée au 2 septembre, LN24, n'y tenant plus, a déjà démarré sur Facebook Live. Les politiques commencent déjà à défiler sous les questions de Martin Buxant et des facebookers.

Le relatif amateurisme actuel a valu à la chaîne un dessin, pour une fois assez réussi, de Vadot où l'on voit Martin Buxant, dents acérées, poser ses questions qu'on espère tout aussi acérées avec en toile de fond des ouvriers du bâtiment (peintres, carreleurs, etc.) s'affairant à rendre les locaux opérationnels le plus vite possible. Le tout filmé par une caméra un peu chancelante et dans un tintamarre assez peu propice à l'écoute...

Du coup, Buxant, qu'on compare à Larry King en raison de ses bretelles, s'est déplacé dans la salle de rédaction un peu plus silencieuse mais totalement vide (LN24 est en phase de recrutement...).

Theo Francken a déjà été reçu. Il a twitté qu'il espérait que LN24 soit " moins à gauche " que les autres médias francophones... La ministre wallonne de la Santé, Alda Greoli, s'est prêté à l'exercice également en tançant le manque de budgétisation des réformes De Block et en expliquant la " manne " budgétaire pour les hôpitaux. Elio Di Rupo a fait un passage remarqué...

Bref, malgré la fragilité de l'édifice pour le moment, on sent bien que chacun a envie de marquer son empreinte sur cette petite chaîne qu'on espère devenir grande. Le pari est donc peut-être déjà gagné puisqu'un peu à la manière des salons du 18e siècle, LN24 est l'endroit où il est bon d'être vu.

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