Une fréquence plus élevée de leucémies aigües pour les habitants proches de nos centrales nucléaires et centre d'enfouissement ? Une étude épidémiologique dont les résultats ont été publiés dans le European Journal of Cancer Prevention semblent établir un lien entre la distance par rapport au site de Mol et la direction des vents dans laquelle des émanations radioactives pourraient évoluer.

"C'est une étude tout à fait sérieuse", précise le Dr Jean-Benoît Burrion, responsable de la Clinique de Prévention et de Dépistage de l'Institut Jules Bordet. "Mais comme elle porte sur une maladie rare dans des populations réduites (périmètre de 20 km autour des sites étudiés), on travaille avec des petits nombres de cas. Des variations de quelques unités, dans un sens ou un autre, influencent fortement les résultats statistiques. L'étude a aussi certaines limites, soulignées par ses auteurs. Elle ne maîtrise pas, par exemple, le contexte immunitaire des populations étudiées (facteur qui joue également un rôle dans l'épidémiologie des leucémies aigües). Reste que ce travail met en évidence un risque significativement plus élevé pour 1 des 5 sites étudiés. On ne peut ignorer cette information. A l'inverse, on retiendra que, pour Tihange, Fleurus et Chooz et Doel, l'étude ne montre pas d'excès de risque."

Cet avis rejoint celui des auteurs de l'étude. Selon Lodewijk Van Bladel, expert en radiation à l'agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et co-auteur de l'enquête sur Mol-Dessel, les statistiques portent sur un faible nombre de mineurs d'âge, si bien qu'un doublement ou triplement des données est vite atteint. D'autres facteurs peuvent aussi expliquer cette incidence.

Dès lors, "une autre recherche sur un plus large groupe est nécessaire", préconise l'expert. Le cabinet de la ministre de la Santé Maggie De Block confirme ce point de vue.

Jean-Marc Nollet (Ecolo) qui réclame également d'approfondir les résultats, se défend de vouloir alarmer la population. "Ces résultats rejoignent ceux d'une étude similaire réalisée en 2011 à Fleurus Ces derniers faisaient état d'un nombre de cancers de la thyroïde supérieur à la moyenne wallonne dans un rayon de 20 km autour de la commune", a commenté le chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre, Jean-Marc Nollet. "Semer la panique n'est évidemment pas notre but, mais on ne peut ignorer ces chiffres et simplement les relativiser", a réagi M. Nollet.

Une fréquence plus élevée de leucémies aigües pour les habitants proches de nos centrales nucléaires et centre d'enfouissement ? Une étude épidémiologique dont les résultats ont été publiés dans le European Journal of Cancer Prevention semblent établir un lien entre la distance par rapport au site de Mol et la direction des vents dans laquelle des émanations radioactives pourraient évoluer."C'est une étude tout à fait sérieuse", précise le Dr Jean-Benoît Burrion, responsable de la Clinique de Prévention et de Dépistage de l'Institut Jules Bordet. "Mais comme elle porte sur une maladie rare dans des populations réduites (périmètre de 20 km autour des sites étudiés), on travaille avec des petits nombres de cas. Des variations de quelques unités, dans un sens ou un autre, influencent fortement les résultats statistiques. L'étude a aussi certaines limites, soulignées par ses auteurs. Elle ne maîtrise pas, par exemple, le contexte immunitaire des populations étudiées (facteur qui joue également un rôle dans l'épidémiologie des leucémies aigües). Reste que ce travail met en évidence un risque significativement plus élevé pour 1 des 5 sites étudiés. On ne peut ignorer cette information. A l'inverse, on retiendra que, pour Tihange, Fleurus et Chooz et Doel, l'étude ne montre pas d'excès de risque."Cet avis rejoint celui des auteurs de l'étude. Selon Lodewijk Van Bladel, expert en radiation à l'agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et co-auteur de l'enquête sur Mol-Dessel, les statistiques portent sur un faible nombre de mineurs d'âge, si bien qu'un doublement ou triplement des données est vite atteint. D'autres facteurs peuvent aussi expliquer cette incidence.Dès lors, "une autre recherche sur un plus large groupe est nécessaire", préconise l'expert. Le cabinet de la ministre de la Santé Maggie De Block confirme ce point de vue.Jean-Marc Nollet (Ecolo) qui réclame également d'approfondir les résultats, se défend de vouloir alarmer la population. "Ces résultats rejoignent ceux d'une étude similaire réalisée en 2011 à Fleurus Ces derniers faisaient état d'un nombre de cancers de la thyroïde supérieur à la moyenne wallonne dans un rayon de 20 km autour de la commune", a commenté le chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre, Jean-Marc Nollet. "Semer la panique n'est évidemment pas notre but, mais on ne peut ignorer ces chiffres et simplement les relativiser", a réagi M. Nollet.