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"Porter un masque une journée entière est pénible pour les enfants", reconnaissent les psychologues. "Cela peut provoquer une gêne physique, comme des démangeaisons. Cela peut aussi être perçu comme une obstruction dans les échanges sociaux". Certaines recherches scientifiques démontrent que les enfants de 9 et 10 ans, comme les adultes, peuvent plus difficilement reconnaitre les émotions d'une personne qui porte un masque. Un constat difficile qui mérite réflexion. Cependant ces psychologues estiment qu'il est "souhaitable voire nécessaire" de demander aux enfants de faire cet effort sous certaines conditions. "Il n'y a pas de raison de croire qu'un masque va mener à des retards fondamentaux dans le développement émotionnel, social ou du langage des enfants", concluent-ils. "Et encore moins qu'un retard serait irréversible". Le groupe de psychologues qui coécrit cette position ne se pose pas en partisan inconditionnel de la mesure. "Il est important que l'effort ne soit pas consenti par les enfants uniquement mais partagé par divers secteurs de la société pour ramener sous contrôle la circulation du virus", précisent-ils encore.L'appel est partagé par le psychologue social Olivier Klein (ULB), le psychologue spécialisé dans les émotions Olivier Luminet (UCL), le psychologue social Vincent Yzerbyt (UCL), le psychologue en développement Bart Soenens (UGent), le psychologue de la santé Omer Van den Bergh (KULeuven), le psychologue de la motivation Maarten Vansteenkiste (UGent) et la psychologue de la santé Ann Desmet (UAntwerpen).La question de faire porter un masque aux enfants devra être abordée par le comité de concertation qui se réunit mercredi dans l'espoir de dégager une série de mesures sanitaires à même de limiter les contaminations au coronavirus.Belga