Sciensano a réalisé une étude sur dix préparations peptidiques illégales régulièrement saisies comme les produits de dopage illicites, la 'drogue Barbie' Melanotan II et l'ocytocine, aussi appelée l'hormone de l'amour. Ces préparations ont fait l'objet d'une analyse (bio)chimique, mais il s'est avéré, selon l'Institut belge de santé, qu'elles étaient mal dosées et contenaient des médicaments ou substances non autorisés (encore souvent en phase de test clinique ou n'y ayant jamais été soumises), des substances autres que les substances actives supposées, des éléments toxiques tels que le plomb et l'arsenic, mais aussi des bactéries toxiques.

"Ces produits sont souvent présentés comme un moyen idéal pour atteindre rapidement et facilement un idéal physique (plus de masse musculaire, moins de masse grasse, une peau plus bronzée grâce à la 'drogue Barbie' Melanotan II), renforcer les aptitudes sociales (via l'ocytocine, l'hormone de l'amour) ou faire office de médicament thérapeutique efficace, par exemple pour le traitement de blessures musculaires. Mais les utilisateurs n'ont aucune garantie quant à l'efficacité, la qualité et l'innocuité de ces préparations peptidiques injectables illégales, prévient le Dr. Steven Janvier, scientifique chez Sciensano et auteur de l'étude.

En effet, l'efficacité et la sécurité de la majorité d'entre elles n'ont pas été testées par des organismes reconnus, et elles ont souvent été produites dans des laboratoires clandestins.

Sciensano souligne, par ailleurs, que d'autres produits thérapeutiques illégaux/falsifiés -non traités dans cette étude- comme l'insuline, le Botox, les hormones de croissance ou encore les anticorps utilisés pour le traitement du cancer et des maladies inflammatoires (par exemple, les maladies auto-immunes) pourraient également présenter un risque pour la santé.