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"Le rôle du MG doit rester au coeur des préoccupations. Le GBO, le syndicat majoritaire des médecins francophones, oeuvre depuis plus de 50 ans, à son credo : (parvenir aux) " meilleurs soins, accessibles à tous, au meilleur endroit, par le prestataire le plus adéquat, au moment le plus opportun et au juste prix" ", rappelle le syndicat médical. Quels sont les dossiers dont les prochains gouvernements et ministres de la Santé devront s'emparer en priorité ? Pour le GBO, il y a une dizaine de nécessaires évolutions. "Elles vont d'une densité médicale rééquilibrée à une organisation repensée des soins de santé, en passant par une garde en médecine générale validée par ceux qui la prestent, une juste rétribution des médecins et une informatisation qui ne les asservit pas mais se déploie au profit de la qualité des soins assurés aux citoyens. "Plus transversalement, le GBO demande la concrétisation en actes de cette expression chère aux décideurs de tous horizons : le médecin généraliste " au centre du dispositif ".Retrouvez ci-dessous les dix priorités du GBO1. La concertationA rétablir, plus que jamais !2. Formation des futurs médecinsRestaurer la dimension pédagogique3. Une densité médicale idéale ? Ni pléthore, ni pénurie !4. Organisation du travailLa journée d'un MG, ni submergé, ni isolé5. La permanence des soins Tout l'enjeu d'une organisation pérenne6. Informatique médicaleD'abord au service des médecins et des patients7. La rémunération du généralisteUn dosage approprié entre acte et forfait8. Le " MG au centre " ?De beaux discours...mais à quand les actes9. Généralistes et autres lignes S'organiser et encourager les bons parcours 10. Grands travaux inutiles, ou inaboutis Voir loin, et y mettre les moyens"Le système des soins de santé belge est d'une grande complexité, encore accrue par l'éclatement des compétences entre le Fédéral et les régions fédérées. Pourquoi ne pas avoir la sagesse de reconnaître, dès le départ, qu'une mandature ne suffit généralement pas à mener à bien des réformes profondes ? La Belgique aurait besoin de se doter d'une politique de santé mûrie et qui transcende les législatures. Certes, il existe bien divers plans thématiques (le cancer, la santé mentale, les soins non programmables, la réorganisation du paysage hospitalier, l'e-santé...), mais ils ne s'articulent pas, ou mal, entre eux. Le pays pâtit de l'absence d'un plan global de développement de santé publique, gage de cohérence et de continuité dans les efforts ", commente le syndicat médical. " Dans cette vision stratégique, pensée à long terme, les soins et leur organisation ne constitueraient qu'un seul des aspects abordés. En effet, ils influencent la santé d'une population, mais d'autres déterminants puissants sont à l'oeuvre également. Les facteurs biologiques et génétiques de chacun, par exemple, et les habitudes de vie, mais aussi l'environnement physique (la qualité de l'air, le logement...) ou encore le contexte social et économique (l'éducation, l'emploi, la sécurité du revenu,...)."Le GBO demande dans son mémorandum un plan pluriannuel de santé orienté sur les " besoins " des citoyens. A l'adresse du monde politique, il rappelle l'évidence "qu'une politique de santé performante ne peut se construire sans la collaboration volontaire des prestataires de terrain. A cet égard, la situation de crise qui frappe actuellement les postes médicaux de garde illustre particulièrement bien les limites d'un dirigisme non participatif. "V.C.