Un AR amende la " Loi qualité " de 2019 en stipulant que les MG ne peuvent plus organiser leur permanence (garde) que par le biais de coopérations fonctionnelles d'un minimum de 3 postes de garde pour un minimum de 300.000 habitants.

L'Absym estime que " cette intention de la ministre va à l'encontre de la loi qualité elle-même qui laisse la liberté aux médecins généralistes d'adhérer ou non à ces coopérations fonctionnelles pour la permanence médicale. Dans cette loi, il n'y a pas d'obligation de créer des postes de garde. On y stipule juste que les médecins généralistes ont le devoir de participer à la permanence médicale de la zone où ils exercent leur profession ".

Pour Luc Herry, généraliste et vice-président du mouvement syndical, " il est essentiel que les médecins généralistes puissent continuer à choisir eux-mêmes comment, au sein de leur zone, ils organisent la permanence des soins : soit un poste de garde, soit via le service de garde d'un cercle de médecins généralistes ".

Sinon, on arrive à une organisation imposée d'en haut.

Investir pour le partient

L'Absym soulève deux autres problèmes : " Les médecins se voient dans l'obligation de fonder une asbl supplémentaire pour la coopération, outre l'asbl déjà existante pour le poste de garde. Ces asbl absorbent ainsi des moyens financiers pour lesquels aucun budget n'est prévu. Cela revient à détourner de l'argent vers des structures au lieu de l'investir pour les patients. "

Deuxièmement, le critère géographique (minimum trois postes de garde par minimum 300 000 habitants) augmente les déplacements du MG annulant ainsi les avantages de la création de postes de garde.

La solution : "Continuer à traiter sur un même pied d'égalité les postes de garde et les cercles de médecins généralistes."