Interdire les activités en plein air et enseigner à distance entraîne des "conséquences psychosociales lourdes pour les enfants", estiment les pédiatres, pour qui les bénéfices prouvés de ces mesures sur l'épidémie sont en outre limités.

"Les épidémiologistes affirment presque à l'unanimité que les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie", soulignent-ils. Les infections des enfants à l'école sont selon eux le reflet des infections dans la société: une hausse de cas d'enfants infectés est donc une conséquence d'une augmentation des contaminations dans la société et non l'inverse.

En outre, les enfants ne sont pas ou peu malades, à de rares exceptions près, insiste l'académie, qui argumente qu'ils transmettent moins facilement le virus que les adultes. "Cela vaut pour les variants classiques mais vraisemblablement aussi pour les nouveaux variants plus contagieux. Toutefois, il est absolument essentiel d'envisager de superviser, avec une vigilance accrue, les infections dues aux nouveaux variants", nuance-t-elle.

La plupart du temps, les épidémies dans les écoles ne sont pas déclenchées par les enfants mais par des enseignants infectés. La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants. Ce sont donc la plupart du temps des enseignants infectés qui déclenchent les épidémies dans les écoles, écrivent les pédiatres. "La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants."

Les pédiatres ajoutent que les enseignants ne sont pas plus contaminés que d'autres professions, ce qui indique que l'école n'est pas le moteur de l'épidémie.

"La nouvelle politique de testing très intensive dans les écoles ainsi que la nouvelle définition des contacts à haut et à bas risque chez les enfants permettra de prendre les mesures appropriées beaucoup plus rapidement pour éteindre les foyers d'infections", estime l'académie, qui plaide pour une communication claire à l'intention des écoles et de la société.

La FWB refuse la pression: "l'extrême prudence pourrait conduire à sacrifier la jeunesse"

Le ministre-président de Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet, et la ministre francophone de la Jeunesse, des Sports et de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny ont appelé mardi matin en radio à ne pas paniquer face à l'évolution de la pandémie et à prêter attention aux jeunes, désespérément en besoin de perspectives. Le message est clair: ce n'est pas le moment de restreindre encore la présence à l'école, et il faudrait même envisager pour l'avenir la reprise de certaines activités.

La Fédération Wallonie-Bruxelles prend ainsi une position bien différente de celle de la Flandre. Ce qu'assume le ministre-président, mardi matin au micro de Bel RTL: "On ne peut pas toujours nous imposer dans le nord du pays ce qu'on va faire dans le sud (...) Non, les francophones ne sont pas sous pression", affirme Pierre-Yves Jeholet.

Une réunion entre ministres fédéraux et des entités fédérées consacrée à la jeunesse aura lieu jeudi, mais le ministre-président francophone appelle surtout au calme et à l'"objectivation" de la situation. Il tacle en passant le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke. "J'en appelle au sang froid, y compris du ministre de la Santé. Il a été alarmiste, anxiogène, dimanche. Il ne mesure pas la panique qu'il crée", insiste Pierre-Yves Jeholet, évoquant les propos du socialiste sur l'importance potentielle des contaminations dans le cadre scolaire.

Pierre-Yves Jeholet rappelle qu'une restriction supplémentaire de la présence à l'école ne se fera qu'en "dernier recours". Les experts "du nord comme du sud", actuellement, ne le recommandent pas, ni de fermer complètement les écoles, assure-t-il.

Même son de cloche du côté de la ministre Valérie Glatigny, interrogée sur La Première (RTBF). Comme le ministre-président, elle aborde également la nécessité de "donner des perspectives" aux jeunes, que ce soit les 12-18 ans via une future reprise de certaines activités extrascolaires (sport, etc.) ou les 18-25 via un retour partiel dans les auditoires.

"Je pense qu'une extrême prudence pourrait conduire à sacrifier la jeunesse, et que les mesures qu'on prend pourraient avoir à terme des conséquences beaucoup plus dramatiques que le mal qu'elles sont censées combattre", souligne la ministre.

"Il est difficile de continuer à regarder les étudiants dans les yeux et de leur dire que s'ils ont un mal-être, ils peuvent appeler un numéro vert. La vraie mesure pour leur permettre d'aller mieux, c'est de permettre par exemple une reprise du chemin des auditoires (pour les étudiants du supérieur), et une reprise des activités en extérieur ou avec protocole pour les 12-18 ans". Sur ce dernier point, "on n'y est pas encore", cependant, nuance-t-elle. On attend "une stabilisation des chiffres", d'être "rassuré par rapport aux variants".

Pour l'enseignement supérieur, Valérie Glatigny espère en revanche que les étudiants puissent revenir partiellement sur le campus dès mars.

Belga

Interdire les activités en plein air et enseigner à distance entraîne des "conséquences psychosociales lourdes pour les enfants", estiment les pédiatres, pour qui les bénéfices prouvés de ces mesures sur l'épidémie sont en outre limités. "Les épidémiologistes affirment presque à l'unanimité que les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie", soulignent-ils. Les infections des enfants à l'école sont selon eux le reflet des infections dans la société: une hausse de cas d'enfants infectés est donc une conséquence d'une augmentation des contaminations dans la société et non l'inverse. En outre, les enfants ne sont pas ou peu malades, à de rares exceptions près, insiste l'académie, qui argumente qu'ils transmettent moins facilement le virus que les adultes. "Cela vaut pour les variants classiques mais vraisemblablement aussi pour les nouveaux variants plus contagieux. Toutefois, il est absolument essentiel d'envisager de superviser, avec une vigilance accrue, les infections dues aux nouveaux variants", nuance-t-elle.La plupart du temps, les épidémies dans les écoles ne sont pas déclenchées par les enfants mais par des enseignants infectés. La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants. Ce sont donc la plupart du temps des enseignants infectés qui déclenchent les épidémies dans les écoles, écrivent les pédiatres. "La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants." Les pédiatres ajoutent que les enseignants ne sont pas plus contaminés que d'autres professions, ce qui indique que l'école n'est pas le moteur de l'épidémie. "La nouvelle politique de testing très intensive dans les écoles ainsi que la nouvelle définition des contacts à haut et à bas risque chez les enfants permettra de prendre les mesures appropriées beaucoup plus rapidement pour éteindre les foyers d'infections", estime l'académie, qui plaide pour une communication claire à l'intention des écoles et de la société.