" Réunie au sein de son Collège, la médecine générale francophone est prête à participer au " testing-tracing " mis en place par le gouvernement fédéral dans le cadre du déconfinement progressif pour la population. Nous tenons toutefois à rappeler qu'il s'agit d'une mission de santé publique et que notre rôle est d'y être co-acteurs mais pas de nous substituer aux pouvoirs publics. Nous préconisons une collaboration opérationnelle avec les provinces pour la Wallonie et la Région Bruxelloise pour Bruxelles ".

Telle est la position du CMG par la voix de son président, le Dr Thomas Orban, par ailleurs président de la SSMG.

En quoi consiste le testing ? Faire un frottis aux patients et à certains contacts proches de cas avérés. Le résultat devrait idéalement être envoyé au médecin généraliste référencé par le patient ou le gestionnaire du DMG.

Saine collaboration

Le CMG espère une saine collaboration entre les MG et le Fédéral, les entités fédérées OU les provinces. " Il est attendu de l'autorité fédérale qu'elle définisse la politique en termes de santé publique, les contours financiers (financement des structures, honoraires,) et de l'autorité fédérale ou provinciale/régionale qu'elle assure la logistique inhérente à la réalisation des frottis : fourniture de Swabs et d'EPI, définition des circuits de prélèvement, ... "

Le CMG préconise un honoraire forfaitaire " qui rétribuera la permanence et non des actes. Des honoraires à l'acte iraient à l'encontre de cette logique et seraient une source d'échec par manque d'adhésion des généralistes. Il convient aussi de financer la coordination de cette fonction de testing, à l'instar du financement des Centres de Tri ou via leur prolongation. Ce point est une condition essentielle. "

Il est attendu des pouvoirs publics, en collaboration avec les Cercles de médecins généralistes, " qu'ils mettent en place la logistique et la maintenance des lieux où sera effectuée cette fonction de tri/testing ". Par exemple, les cabinets de MG dûment équipés, annexes mobiles, annexes des postes médicaux de garde, centres de tri hospitaliers, etc.

Le gouvernement a confirmé qu'à partir du 4 mai, le dépistage des personnes qui ne résident pas dans des collectivités (comme les hôpitaux, maisons de repos, structures d'accueil pour personnes handicapées, etc) sera coordonné par les cercles de médecines généralistes dans le cadre des soins de santé de première ligne. "Tout médecin individuel peut, s'il dispose du matériel pour réaliser les prélèvements ainsi que du matériel de protection nécessaire à sa réalisation, réaliser lui-même le test de ses patients. Cependant, le médecin peut également orienter le patient vers un centre de tri, qui fonctionnera donc comme un "centre de dépistage."

Ce système sera également évalué et étendu progressivement pour atteindre sa capacité maximale à partir du 11 mai, promet le gouvernement.

Emmanuel André coordonnera le comité

Ce comité interfédéral testing & suivi des contacts sera coordonné par le Pr et Dr Emmanuel André, démissionnaire du Conseil national de sécurité. Il sera entouré de représentants des ministres de la Santé chargés du suivi des contacts, et d'un groupe d'experts. " Il aura notamment pour tâche la dotation en personnel du call center chargé des relations avec personnes ayant été en contact avec une personne identifiée comme porteuse du virus COVID-19, et les instructions pour les collaborateurs du call center. " Le groupe peut également faire des propositions en matière de stratégie de dépistage. Le Groupe reste en contact avec la Conférence interministérielle Santé publique.

La phase de démarrage pour le suivi des contacts sera lancée le 4 mai. Les calls centers sont actuellement en cours d'installation et les personnes en charge du suivi des contacts seront formées. D'autres seront encore recrutées par les entités fédérées. Le gouvernement fédéral finalise le cadre juridique précis qui vise à garantir la protection de la vie privée.

Une meilleure distribution des masques ?

La distribution globale du matériel de protection individuelle ('personal protective equipment') au secteur des soins sera coordonnée "de manière plus intensive entre l'autorité fédérale et les entités fédérées", promet le gouvernement. Face aux nombreux lots non-conformes, "des informations seront partagées sur les fournisseurs fiables, les niveaux de stock, les commandes, les livraisons, etc".

Les ministres se sont également engagés à créer un "stock de solidarité". Chaque gouvernement peut y faire appel pour répondre aux besoins urgents et aigus de sa région

" Réunie au sein de son Collège, la médecine générale francophone est prête à participer au " testing-tracing " mis en place par le gouvernement fédéral dans le cadre du déconfinement progressif pour la population. Nous tenons toutefois à rappeler qu'il s'agit d'une mission de santé publique et que notre rôle est d'y être co-acteurs mais pas de nous substituer aux pouvoirs publics. Nous préconisons une collaboration opérationnelle avec les provinces pour la Wallonie et la Région Bruxelloise pour Bruxelles ".Telle est la position du CMG par la voix de son président, le Dr Thomas Orban, par ailleurs président de la SSMG.En quoi consiste le testing ? Faire un frottis aux patients et à certains contacts proches de cas avérés. Le résultat devrait idéalement être envoyé au médecin généraliste référencé par le patient ou le gestionnaire du DMG.Le CMG espère une saine collaboration entre les MG et le Fédéral, les entités fédérées OU les provinces. " Il est attendu de l'autorité fédérale qu'elle définisse la politique en termes de santé publique, les contours financiers (financement des structures, honoraires,) et de l'autorité fédérale ou provinciale/régionale qu'elle assure la logistique inhérente à la réalisation des frottis : fourniture de Swabs et d'EPI, définition des circuits de prélèvement, ... "Le CMG préconise un honoraire forfaitaire " qui rétribuera la permanence et non des actes. Des honoraires à l'acte iraient à l'encontre de cette logique et seraient une source d'échec par manque d'adhésion des généralistes. Il convient aussi de financer la coordination de cette fonction de testing, à l'instar du financement des Centres de Tri ou via leur prolongation. Ce point est une condition essentielle. "Il est attendu des pouvoirs publics, en collaboration avec les Cercles de médecins généralistes, " qu'ils mettent en place la logistique et la maintenance des lieux où sera effectuée cette fonction de tri/testing ". Par exemple, les cabinets de MG dûment équipés, annexes mobiles, annexes des postes médicaux de garde, centres de tri hospitaliers, etc.Le gouvernement a confirmé qu'à partir du 4 mai, le dépistage des personnes qui ne résident pas dans des collectivités (comme les hôpitaux, maisons de repos, structures d'accueil pour personnes handicapées, etc) sera coordonné par les cercles de médecines généralistes dans le cadre des soins de santé de première ligne. "Tout médecin individuel peut, s'il dispose du matériel pour réaliser les prélèvements ainsi que du matériel de protection nécessaire à sa réalisation, réaliser lui-même le test de ses patients. Cependant, le médecin peut également orienter le patient vers un centre de tri, qui fonctionnera donc comme un "centre de dépistage." Ce système sera également évalué et étendu progressivement pour atteindre sa capacité maximale à partir du 11 mai, promet le gouvernement. Ce comité interfédéral testing & suivi des contacts sera coordonné par le Pr et Dr Emmanuel André, démissionnaire du Conseil national de sécurité. Il sera entouré de représentants des ministres de la Santé chargés du suivi des contacts, et d'un groupe d'experts. " Il aura notamment pour tâche la dotation en personnel du call center chargé des relations avec personnes ayant été en contact avec une personne identifiée comme porteuse du virus COVID-19, et les instructions pour les collaborateurs du call center. " Le groupe peut également faire des propositions en matière de stratégie de dépistage. Le Groupe reste en contact avec la Conférence interministérielle Santé publique.La phase de démarrage pour le suivi des contacts sera lancée le 4 mai. Les calls centers sont actuellement en cours d'installation et les personnes en charge du suivi des contacts seront formées. D'autres seront encore recrutées par les entités fédérées. Le gouvernement fédéral finalise le cadre juridique précis qui vise à garantir la protection de la vie privée.