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Durant cette semaine, une série d'études et leurs résultats ont été présentés, à propos notamment des infections contractées en services de soins intensifs; d'une expérience visant à diminuer les besoins en sédatifs en réanimation; deux études sur la prévention des complications respiratoires postopératoires et une analyse de la KUL sur le support nutritionnel des enfants se trouvant dans un état de santé grave.Une étude portant sur 10.000 malades à propos de la question de la fin de vie dans les unités de soins intensifs a été présentée, laquelle démontre la grande disparité des mentalités sur ce thème de par le monde, au gré des habitudes culturelles, des croyances religieuses ou de la situation économique."Ce symposium est un lieu d'éducation et d'échange entre intervenants", indique le Professeur Jacques Creteur, chef du service des soins intensifs de l'hôpital Erasme. "Beaucoup de monde étant présent, c'est l'occasion de faire le point".Une discussion devait par ailleurs avoir lieu sur la nouvelle définition de sepsis (une infection sévère ayant une répercussion sur le fonctionnement d'au moins un organe), terme appelé à remplacer celui de septicémie (infection présente dans le sang, expression mieux connue du grand public).Le thème d'un fonctionnement plus efficace de la chaîne de soins depuis la prise en charge en ambulance jusqu'à l'arrivée dans un service d'urgence puis de soins intensifs fait partie du programme. "Il faudrait un système (caméra, lunettes Google,...) qui permettrait dès l'ambulance de contacter l'hôpital pour un premier diagnostic, ce qui assurerait une prise en charge plus rapide et efficace une fois arrivé aux urgences", conclut le PR Jean-Louis Vincent, intensiviste belge de renom et président du comité d'organisation du symposium et par ailleurs chroniqueur au journal du Médecin.